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Politique monétaire et rendements obligataires sont-ils amenés à converger ?

06/07/2017

Alors que les banques centrales laissent présager une politique moins accommodante, les marchés obligataires ont très peu réagi et les rendements se sont détendus. En cause, l’évolution à la baisse des prix du pétrole. Explications avec Patrick Jacq, stratégiste taux d’intérêt chez BNP Paribas

Les principales banques centrales modifient progressivement leur rhétorique dans le sens d’un biais légèrement moins accommodant dans les mois à venir. Comment expliquer alors la récente baisse des rendements obligataires ?

En effet, la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque centrale européenne (BCE) montrent des signaux clairs et avant-coureurs d’une modification graduelle de la politique monétaire dans les mois et les trimestres à venir. Bien que revoyant leurs prévisions d’inflation à la baisse, en raison de la chute des prix du pétrole, elles se montrent confiantes dans leurs économies et laissent présager un ajustement de leur politique.

Ainsi, la Fed a signalé qu’elle envisageait toujours de remonter ses taux directeurs de 0,25 % avant la fin de l’année ; elle devrait aussi amorcer une réduction de son bilan dans la deuxième moitié de l’année, c’est-à-dire une réduction de la liquidité en dollars disponible. Quant à la BCE, elle a légèrement modifié son discours en enlevant la possibilité d’avoir des taux plus bas.

Et pourtant, les marchés obligataires ont très peu réagi face à ces informations. En effet, en dépit de ces messages adressés par les autorités monétaires, les rendements se sont détendus, en particulier sur les maturités les plus longues. L’évolution des prix du pétrole semble être l’origine principale de ces mouvements. La baisse sensible du prix du baril, de 54 dollars à 45 dollars pour le brent depuis un mois, a renforcé les inquiétudes sur l’absence de remontée de l’inflation. Résultat : les marchés ne se sont donc pas positionnés dans la perspective de politiques monétaires moins accommodantes, mais plutôt dans celle d’une inflation potentiellement plus basse encore.



La réconciliation entre le message des banques centrales et ce qu’intègrent les marchés devra donc se faire. Qui fera le chemin vers l’autre ?

Les banques centrales ont revu leurs perspectives d’inflation à la baisse en raison de la baisse des prix du pétrole. Les mouvements récents ne devraient donc pas les surprendre. Il n’y a ainsi pas de raison pour qu’elles changent leurs discours dans les mois à venir. Par ailleurs, même si l’inflation est un peu plus basse qu’attendu, la Fed commencera à diminuer la taille de son bilan avant la fin de l’année et la BCE ralentira encore davantage ses rachats d’actifs en 2018.

Le soutien au marché obligataire par la demande des banques centrales va donc se réduire sensiblement, face à une offre qui restera importante. Cela devrait pousser les taux réels à la hausse d’ici à la fin de l’année. Etant donné la faiblesse actuelle des anticipations d’inflation, celles-ci ont peu de chance d’être davantage revues à la baisse. En conséquence, les rendements nominaux devraient amorcer une hausse dans le courant du second semestre. La réconciliation entre marchés et banques centrales devrait donc se faire par une remontée des taux d’intérêt de marché.



L’euro reste ferme, en dépit de la décision de la Fed de remonter ses taux. Cela est-il durable ?

L’euro continue de bénéficier de la levée des incertitudes politiques en Europe. Quant à la décision de la Fed de remonter ses taux directeurs en juin, celle-ci était très largement anticipée, et donc largement intégrée dans les cours. Si les marchés se mettent à intégrer une nouvelle hausse des taux de la Fed avant la fin de l’année, cela pourrait relancer le dollar. Mais dans le même temps, il se pourrait aussi que les marchés intègrent un scénario BCE moins accommodant à l’horizon de début 2018, ce qui pourrait soutenir l’euro. Si ces deux forces se neutralisent, alors l’EUR/USD pourrait rester dans des marges de fluctuation relativement étroites dans les prochains mois.


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