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Les décisions récentes de la BCE et de la Réserve Fédérale entrainent une accalmie sur les marchés

04/04/2016

Une certaine détente est revenue sur les marchés suite aux décisions récentes de la BCE et de la Réserve Fédérale. Quel sera l’impact de ces mesures sur la reprise économique et l’inflation en zone euro ?

La croissance du crédit : nouvelle courroie de transmission pour la BCE

La BCE a opté pour un savant dosage mêlant augmentation de ses achats mensuels de titres et extension aux obligations d’entreprises de bonne qualité, opérations ciblées de refinancement à long terme (TLTRO) et baisse limitée du taux de dépôt.

Ce dernier point suggère, qu’à Francfort, l’on accorde dorénavant moins d’importance au taux de change de l’euro pour doper la croissance, et que l’on privilégie davantage la croissance du crédit comme courroie de transmission. De ce fait, le spectre d’une guerre des devises s’est éloigné. En, effet des taux de plus en plus négatifs dans un pays provoqueraient des sorties de capitaux et donc une dépréciation de la devise, forçant d’autres banques centrales… à emboîter le pas. Ce risque d’une guerre des devises avait perturbé les marchés lorsque la Banque du Japon avait créé la surprise, fin janvier, en introduisant à son tour un taux de dépôt négatif.

Vers un ralentissement du rythme de resserrement monétaire aux États-Unis

Aux États-Unis, sans surprise, le taux cible des fonds fédéraux est resté inchangé. En revanche, les membres du FOMC1 anticipent un rythme de resserrement plus lent. Les investisseurs ont applaudi : ce message détend l’atmosphère à Wall Street, où l’on déteste les hausses de taux, tandis qu’en Chine et dans le monde émergent, il réduit la pression sur les devises. La circonspection s’explique par les multiples inconnues auxquelles la Réserve fédérale est confrontée.

Le ralentissement de l’économie mondiale va-t-il se poursuivre ?

Quelles seront les conséquences, cette année, de la forte appréciation en 2015 du taux de change effectif du dollar ?

Comment évolueront les investissements des entreprises face à la pression sur leurs bénéfices ?

Ces incertitudes incitent la Réserve Fédérale à la prudence car un resserrement prématuré donnerait un coup de frein important, et, avec des taux toujours proches de zéro, relancer la machine serait impossible par la voie classique d’une baisse des taux. Presque sept ans après la fin de la Grande Contraction,2 le taux officiel a été monté de seulement 25 points de base, créant un potentiel d’assouplissement équivalent et donc négligeable. Pour l’instant, il est prématuré de se focaliser sur cette problématique. Les États-Unis sont au plein emploi (du moins sur la base d’une définition étroite du taux de chômage), les salaires réels augmentent, le secteur manufacturier s’améliore après quelques mois difficiles et dernièrement plusieurs statistiques ont surpris favorablement.

Reprise économique et atonie de l’inflation en zone euro

En zone euro, au vu des statistiques déjà publiées, le premier trimestre devrait voir une augmentation du PIB tout à fait satisfaisante. La reprise devrait continuer dans les prochains trimestres pour des raisons bien connues : pétrole, euro, taux bas, politique budgétaire, crédit.

Cependant, l’écart de production (la différence entre production potentielle et production effective) reste important et explique l’atonie de l’inflation. Hors prix du pétrole et produits alimentaires, elle atteint à peine 0,8% en glissement annuel, bien en deçà de l’objectif de la BCE (une inflation inférieure à, mais proche de 2%). On comprend, dès lors, l’action récente de Mario Draghi et de ses collègues et leur message répété, qu’ils feront davantage si nécessaire.

Leurs marges de manœuvre ont toutefois diminué et une remontée des anticipations d’inflation, en attendant que l’inflation reprenne, devient urgente.

 

1 Le Federal Open Market Committee ou Comité fédéral d’open market est un organe de la Réserve fédérale américaine, chargé des opérations d’open market (achat et vente de titres d’État notamment) aux États-Unis. Elle constitue en cela le principal outil de la politique monétaire américaine.

2 La grande récession mondiale de 2008-2009 caractérisée par une contraction massive et simultanée du crédit, du commerce et de l’activité à travers le monde.

William DE VIJLDER

Directeur de la Recherche économique
de BNP PARIBAS

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