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  • relations entre le Royaume-Uni et l’UE
  • L’impact de l’article 50
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Comment vivre ensemble après le Brexit ?

07/04/2017

Relations commerciales, incertitudes des marchés, moral des entreprises et des ménages, investissements… Alors que l’article 50 a été activé par le gouvernement britannique, à quoi peut-on s’attendre dans les prochains mois ?

Quelles relations commerciales entre le Royaume-Uni et l’Union européenne après le Brexit ?

À la suite du déclenchement, le 29 mars, de l’article 50 du traité sur l’Union européenne par le gouvernement britannique, les relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE) entrent dans une nouvelle ère, qui devrait se conclure par un départ formel du Royaume-Uni de l’UE d’ici deux ans. « Devrait », parce que la période pré et post-référendum nous a déjà réservé beaucoup de surprises. Mieux vaut donc être prudent lorsque l’on parle de l’avenir.

Ainsi, certains experts en droit estiment que le déclenchement de l’article 50 n’est pas irrévocable… Ce n’est pas l’impression que donne le gouvernement britannique ni, d’ailleurs, la Commission européenne. Des deux côtés, on se prépare aux négociations, qui se dérouleront vraisemblablement en deux étapes, d’abord sur les termes de la séparation, puis, une fois ces termes définis, sur les modalités des relations commerciales post-Brexit.

Ces modalités sont extrêmement importantes au vu de l’intensité du commerce entre l’UE et le Royaume-Uni : commerce de biens du côté de l’UE et commerce de services du côté du Royaume-Uni. Le bon sens voudrait donc que l’on parvienne à un accord qui minimiserait l’impact de la sortie mais la réalité risque d’être bien plus compliquée. L’UE insistera notamment sur la nécessité de respecter les quatre libertés (de biens, de services, de capitaux et de personnes) pour accéder au marché unique, tandis que le gouvernement britannique devra contenter ceux qui ont voté pour le Brexit.



L’impact encore incertain de l’article 50 sur l’activité économique

Les conséquences économiques restent indéterminées. Les prévisionnistes feront preuve de prudence, d’autant plus que les retombées immédiates négatives du vote avaient été largement surestimées, y compris par la Banque d’Angleterre, qui avait rapidement réagi en assouplissant sa politique monétaire début août 2016. La chute de la livre sterling, qui a dopé les exportations, et le tourisme, ont amorti le choc. La Bourse a réagi favorablement, ce qui a aidé sur le plan psychologique, tandis que les consommateurs ont gardé le moral. Seul vrai signe tangible d’un impact négatif : le fléchissement des projets d’investissements des entreprises.

Dans les prochains mois, on devrait toutefois progressivement s’orienter vers une conjoncture britannique plus molle, avec une consommation des ménages qui risque de pâtir de la hausse de l’inflation (impact de la baisse de la devise et de la hausse du prix du pétrole) et des investissements qui devraient souffrir de l’attentisme des entreprises face à l’incertitude de l’issue des négociations. En effet, le seul fait d’entamer les négociations rend l’incertitude pour les entreprises, et par extension pour leurs salariés, plus aiguë.

Le déclenchement de l’article 50 lance ainsi un compte à rebours qui nous rapproche d’une nouvelle réalité dont on ignore encore les détails. Ce n’est pas une coïncidence si, récemment, certaines institutions financières, de même qu’un constructeur automobile, ont déclaré que le Brexit pourrait finir par influencer la localisation de nouveaux recrutements et de la production. Plus les négociations s’avèrent difficiles – chose qui n’est pas à exclure étant donné qu’un processus de négociation comporte un volet important de guerre psychologique –, plus l’on peut s’attendre à des commentaires inquiets des entreprises des deux côtés de la Manche. Restera à voir si et dans quelle mesure ils influenceront les choix d’investissements.

William DE VIJLDER

Directeur de la Recherche économique
de BNP PARIBAS