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Zone euro : ciel bleu

05/06/2017

La conjoncture économique en zone euro est aujourd’hui de bon augure, mais jusqu’à quand ? Quels sont les facteurs qui pourraient venir assombrir le tableau d’ici 2018 ? Réponse avec William De Vijlder, Directeur de la Recherche Economique de BNP Paribas.

L’optimisme à son plus haut dans la zone euro

Les économistes ont tendance à voir le verre à moitié vide. S’ils ont l’impression qu’il est à moitié plein, ils regarderont une deuxième fois afin de s’assurer de n’avoir rien oublié. En effet, si bien souvent ils insistent sur les risques, les inconnues, ils peinent à avouer que, par moments, le ciel économique est bleu. Et pourtant, aujourd’hui le ciel est bleu. Cela fait longtemps que l’on n’a plus vu un tel niveau d’optimisme et de confiance auprès des ménages et des entreprises en zone euro. Selon les indicateurs, il faudrait remonter à 2011 (avant l’éclatement de la crise de la dette souveraine), voire jusqu’en 2007 (avant la grande crise financière), pour trouver des chiffres plus positifs.

L’Allemagne bat des records : l’indice IFO (1) est à son plus haut historique, c’est-à-dire depuis… 1991 ! Cette lecture favorable transparaît dans une panoplie de statistiques (confiance des ménages, des entreprises, enquêtes auprès des directeurs d’achats), dans les différents secteurs d’activité et dans de nombreux pays de la zone euro parmi lesquels la France. Une analyse également confirmée par des données d’activité solides : croissance du produit intérieur brut de 0,5% au premier trimestre 2017 par rapport au quatrième trimestre 2016 (bien supérieure à celle des États-Unis), ou encore baisse du taux de chômage. En conséquence, les prévisionnistes deviennent plus confiants : ils ont revu à la baisse la probabilité d’un très faible taux de croissance en 2017 et à la hausse celle d’une croissance meilleure qu’attendu (2).

En parallèle, après l’élection présidentielle en France, et sans oublier l’importance des élections législatives, l’incertitude politique a baissé. En Allemagne, les sondages donnent une avance importante à Angela Merkel. En revanche, en Italie l’incertitude risque plutôt de s’accentuer à l’approche des élections législatives, qui pourraient avoir lieu au printemps 2018.

Des dynamiques à suivre de près

Un homme averti en vaut deux. C’est pourquoi l’on devrait par prudence se demander d’où pourraient venir les nuages dans le ciel économique européen. Ils risquent plutôt de venir du reste du monde. Un développement à suivre est la dynamique en Chine. Il s’agit d’un partenaire commercial important et son rebond nous a été favorable en 2016. L’année 2017 pourrait être différente, avec des statistiques récentes qui pointent vers un certain ralentissement, entre autres sous l’influence du resserrement, prudent il est vrai, de la politique de la Banque centrale.

Un autre facteur, plus important encore, est l’effet cumulé des resserrements monétaires américains sur la croissance. C’est une thématique qui pourrait commencer à influencer les marchés financiers en 2018, mais tout dépendra de l’orientation de la politique budgétaire américaine : plus l’impulsion sera grande, plus la Réserve fédérale sera forcée de réagir en relevant ses taux, sachant que les États-Unis frôlent déjà le plein emploi. À ce propos, il est intéressant de constater que le marché obligataire ne croit pas trop à un scénario de relance budgétaire, estimant que les défis politiques du président américain l’empêcheront de réaliser ses ambitions de baisses d’impôts. Du coup, les taux longs ont plutôt connu une tendance à la baisse.

En revanche, on se prépare à un changement progressif du discours de la Banque centrale européenne (BCE) et on attend avec impatience la réunion du 8 juin : est-ce que la BCE adoptera un ton plus optimiste dans l’évaluation des risques et de la dynamique d’inflation ? C’est un pari que semble prendre le marché des changes avec un euro qui vient de dépasser les 1,1200 dollar. Reste à voir ce que décidera la Réserve fédérale lors de sa réunion des 13 et 14 juin. Le mois de juin risque d’être bien animé.

William DE VIJLDER

Directeur de la Recherche économique
de BNP PARIBAS




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1. L'Institut fuer Wirtschaftsforschung (IFO) est un institut allemand de recherche économique qui publie mensuellement un indice de confiance des entreprises.
2. Ces prévisions sont issues de l’enquête de la BCE.