Matières Premières : Baisse des énergies et du cacao, métaux stables
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16 février 2026
Matières Premières : Baisse des énergies et du cacao, métaux stables
salle des marchés
Les cours pétroliers se sont stabilisés. L’électricité française poursuit sur la forte tendance baissière initiée lors des précédentes semaines, emportée par la baisse des cours du gaz. Les lobbys de l’industrie lourde EU s’activent au sujet de la revue du système EU-ETS. Le cours des EUA est par conséquent en forte baisse. Les métaux de base terminent la semaine sur une baisse, alors que le spectre d’un assouplissement des tarifs douaniers US sur l’aluminium se dessine. Les métaux précieux rebondissent légèrement en réponse aux données économiques américaines. Sur les produits agricoles, le Blé est stable. Du coté des softs, le café Arabica a rebondi sur les prévisions de récolte brésilienne. Le sucre NY #11 poursuit son repli et le cacao londonien a chuté de 16%. Découvrez l'analyse du Desk Matières Premières de BNP Paribas en date du 16/02/2026.
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Energie
Marchés de l’énergie : stabilisation des cours des produits pétroliers, baisse de l’électricité et du Gaz et pressions sur le système EU-ETS
Bénéficiant de la volonté affichée des dirigeants iraniens et du gouvernement américain de trouver une issue diplomatique à la crise que traverse la République islamique, les cours des produits pétroliers ont évolué dans une zone stabilisée durant la 7ᵉ semaine de l’année 2026. Le premier contrat ICE Brent s’est négocié autour de 68,50 USD / bbl, pour finalement clôturer à 67,75 USD / bbl le vendredi 13 février 2026 (0,44 % sur 5 jours), tandis que le premier contrat ICE Gasoil terminait la semaine à 665,64 USD / mt ( 2,41 % sur 5 jours). L’analyse des positions hebdomadaires sur les contrats ICE Gasoil réalisée par l’agence Bloomberg montre que les investisseurs ont fortement réduit leurs positions acheteuses sur les contrats à terme et les options de Gasoil. Les cours du gaz naturel et de l’électricité européenne sont globalement impactés à la baisse par le retour de températures clémentes au cœur de l’hiver dans l’hémisphère nord. C’est le contrat Front Month French Power Baseload qui enregistre le plus fort déclin sur 5 jours, avec 20,62 % à 52,38 €/MWh vendredi soir. À noter que le contrat a perdu la moitié de sa valeur de marché depuis le 16 janvier 2026, lorsqu’il s’échangeait à 103,79 €/MWh, un record sur les 12 derniers mois.
Pour le gaz, les contrats Front Month TTF et PEG ont rendu environ 9 % chacun sur la semaine et clôturent respectivement à 32,50 €/MWh pour le TTF et 30,70 €/MWh pour le PEG. Pour rappel, les contrats PEG et TTF s’échangeaient aux alentours de 40 €/MWh le 29 janvier 2026, au pic de l’explosion de la demande de gaz de chauffage sur le continent nord américain. Le contrat Front Month Henry Hub américain, d’ailleurs, clôturait à 3,24 USD / MMBtu vendredi soir, en repli de 5,23 % sur la semaine.
Enfin, l’actualité énergétique européenne a été dominée la semaine passée par les discussions autour du système de quotas carbone européen (EU ETS). D’après les informations relayées par Bloomberg, les acteurs industriels de l’UE pressent Bruxelles de diminuer l’impact du Système d’échange de quotas d’émission (ETS) alors que le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM) est entré en application en janvier 2026. Ils demandent notamment un allongement des quotas gratuits afin de protéger la compétitivité face aux prix élevés de l’énergie et à la faible demande. Si les quotas gratuits étaient augmentés, le prix du carbone baisserait, réduisant ainsi les coûts du CBAM pour les importateurs, mais cela affaiblirait aussi les incitations à la décarbonisation, tant pour les producteurs européens que pour ceux hors UE. Cette demande s’inscrit dans le contexte de la révision prévue de l’ETS (troisième trimestre 2026) et touche surtout les secteurs chimiques, qui bénéficieraient d’une aide directe, tandis que l’acier et le ciment doivent concilier compétitivité régionale et exposition carbone. Du point de vue du marché, le prix spot du quota EUA Phase 4 perdait 10 % sur la semaine pour s’établir à 69,29 €/t vendredi 13 février. Pour rappel, l’EUA Phase 4 a perdu 23 % de sa valeur depuis le 15 janvier 2026, date à laquelle il affichait un niveau record sur 12 mois de 90,17 €/t.
Métaux
Métaux de Base : l’Aluminium au centre des discussions sur les droits de douane US
Les prix de l’aluminium ont plongé à leur plus bas niveau hebdomadaire après qu’un rapport a indiqué que les États-Unis envisagent d’assouplir les droits de douane (jusqu’à 50 % mis en place par Trump en juin), ce qui crée de l’incertitude sur les flux commerciaux. Sur le London Metal Exchange, le contrat à trois mois n’a perdu que 0,24 % sur 5 jours, à 3 077,50 USD/MT ; les investisseurs ont profité d’une prise de bénéfices et d’un sentiment de réduction des risques. Parallèlement, le ralentissement du commerce à l’approche du Nouvel An chinois, la fermeture temporaire du Shanghai Futures Exchange et la baisse généralisée des autres métaux industriels (cuivre, zinc, nickel, plomb, étain) ont renforcé la pression baissière sur le marché.
Les stocks mondiaux de cuivre cotés en bourse ont franchi la barre des 1,1 million de tonnes, atteignant leur plus haut niveau depuis 2003. Cela indique une offre plus abondante que ne le suggère la hausse des cours, notamment grâce aux importations et aux mouvements de stocks. Malgré cette accumulation, les prix restent élevés, soutenus par la spéculation et les anticipations d’une demande accrue liée à la transition énergétique. Cette situation pointe donc un possible déséquilibre entre la perception du marché – des prix élevés – et les fondamentaux réels, où d’importants inventaires coexistent avec des valorisations pressurées. Vendredi 13 février 2026, le contrat 3 mois LME Cuivre clôturait à 12 881 USD/mt, en repli de 0,87 % sur 5 jours.
Métaux précieux : l’Or et l’Argent réagissent aux publications des indicateurs de l’économie Américaine
Sur la dernière semaine, le prix de l’or a repris après une correction, franchissant à nouveau la barre des 5 000 USD/oz. Le cours moyen spot naviguait autour de ce niveau pour finalement clôturer à 5 042 USD/oz vendredi (+1,56 % sur 5 jours). Le rebond s’explique principalement par la faiblesse du dollar, des attentes de nouvelles coupes de taux de la Fed suite à des données d’inflation américaines inférieures aux prévisions, et les tensions géopolitiques qui renforcent son rôle de valeur refuge. Malgré une volatilité élevée, alimentée par des ventes techniques puis des achats opportunistes, les perspectives restent haussières tant que les taux réels restent bas, bien que des corrections techniques à court terme restent possibles. De manière similaire, le cours de l’argent, qui entretient une certaine corrélation avec celui de l’or, s’est maintenu autour de 80 USD/oz tout au long de la semaine pour terminer vendredi 13 février à 77,41 USD/oz, après avoir atteint 84,28 USD/oz deux jours auparavant. Pour rappel, l’argent a atteint un record historique de 116,70 USD/oz le 29 janvier 2026 et a depuis baissé de 34 %.
Agriculture
Le blé sous pression : les exportations indiennes et les récoltes russes gonflent l’offre mondiale
Le premier contrat blé meunier Euronext pour livraison mars 2026 termine les cinq derniers jours en légère hausse de + 0,66 %, à 191,25 EUR dans un contexte toujours très concurrentiel, confronté à un euro dollar plutôt en hausse sur la période. Sur la scène internationale, l’Inde a annoncé autoriser l’exportation de 2,5 millions de tonnes de blé. Le rehaussement des prévisions de récolte russe pour 2026 et les perspectives d’offre abondante en Australie renforcent également la pression baissière sur les cours. Certains analystes soulignent que les fondamentaux – une offre mondiale excédentaire – laissent peu de chances aux prix de rebondir à court terme.
Softs : une demande qui fléchit, des stocks en hausse et des cours à la baisse
Le café Arabica a rebondi la semaine passée en poussant les cours à leur plus bas niveau depuis six mois, grâce à une perspective de récolte record au Brésil. Cette dynamique a relancé les achats et les couvertures ; les torréfacteurs cherchent à reconstituer leurs stocks, mais certains spécialistes soulignent un relâchement de la tension du marché grâce aux nouvelles livraisons de l’hémisphère nord. Le contrat sucre #11 – New York termine la semaine en baisse de 2,34 %, à 13,78 cents USD / livre, son plus bas niveau depuis octobre 2020, reflétant une vague de positionnement sur un excédent mondial, alimentée par de fortes pluies au Brésil et une baisse des ventes d’éthanol. Les analystes de la Conférence du sucre de Dubaï prévoient désormais un surplus persistant, poussant les gestionnaires d’actifs à renforcer leurs positions courtes. Parallèlement, les producteurs brésiliens et thaïlandais retardent leurs couvertures, ce qui pourrait accentuer la pression baissière s’ils ré entrent sur le marché pour sécuriser leurs prix. Enfin, les contrats à terme sur le cacao (Londres) continuent de plonger : la demande recule et les prévisions de récoltes plus généreuses en Afrique de l’Ouest alimentent les attentes d’un excédent structurel jusqu’en 2027, faisant retomber les stocks après les sommets de 2024. Le déséquilibre saisonnier se joue aujourd’hui davantage sur la baisse de la consommation que sur l’offre, même si le climat reste favorable à la production à court terme. La tonne de fèves termine la semaine passée en retrait de 15,90 %, à 2 565 GBP.
Ce document est publié par BNP Paribas. Bien que les informations contenues dans le présent document proviennent de sources que BNP Paribas considère comme fiables, nous ne pouvons en garantir l’exactitude, ces informations pouvant être soit incomplètes, soit résumées. BNP Paribas et/ou ses sociétés apparentées peuvent, ponctuellement, avoir une position sur ou être teneurs de marché d’une valeur mentionnée dans ce document ou d’un produit dérivé de ce titre, et peuvent également solliciter, exécuter ou avoir fait des opérations sur ces titres de placement en tant que Banque d’investissement, en tant que participant à un syndicat de placement ou pour d’autres services (y compris en tant que conseiller, chef de file ou prêteur) pour toute compagnie dont il est fait mention dans ce rapport. Les estimations ou opinions contenues dans le présent rapport reflètent notre jugement à la date de ce document et peuvent être modifiées sans préavis. BNP Paribas ne pourra être tenue responsable des conséquences pouvant résulter de l’utilisation d’une quelconque opinion ou information contenues dans le présent document. Il en est de même de toute omission. Aucune démarche prévue par la loi de 1940 sur les conseillers en investissement ("Investment Advisors Act") n’a été entreprise pour faire enregistrer BNP Paribas auprès de la "Securities and Exchange Commission". Ce document ne peut en conséquence être introduit, transmis ou distribué aux Etats-Unis d'Amérique ou dans leurs territoires ou possessions, ou remis à une "US person", telle que définie par la réglementation S de la loi de 1933 sur les valeurs mobilières (Regulation S of the US Securities Act of 1933, as amended). BNP Paribas (2018). Tous droits réservés. Sources : tous les graphiques et données sont issus de Bloomberg et sont affichés à titre purement indicatif.
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