Matières premières : Des Commo' toujours supendues aux négociations
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11 mai 2026
Matières premières : Des Commo' toujours supendues aux négociations
salle des marchés
Le détroit d’Ormuz bloqué maintient la pression sur le pétrole et le gaz, alors que le prix de l’électricité française reste stable. L’aluminium reste élevé, le cuivre progresse suite à un sujet de production en Indonésie, et l’or grimpe sous l’incertitude géopolitique. Le blé recule grâce à une météo favorable, le cacao monte face aux risques climatiques en Afrique de l’Ouest, le sucre chute après une réallocation vers l’éthanol, et le café Arabica subit sa plus forte baisse depuis plus d’un an. Pour anticiper ces mouvements stratégiques, le Desk Matières Premières vous propose ce décryptage des marchés de l'énergie, des métaux et de l'agriculture, en date du 11/05/2026.
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Energie
Conflit au Moyen-Orient : les tensions autour du détroit d’Ormuz maintiennent le pétrole au-delà de 100 USD/baril
Il n’y a pas eu de grand bouleversement de la situation en cours depuis maintenant quelques semaines au Moyen-Orient, alors que le détroit d’Ormuz reste bloqué, paralysant une partie du trafic commercial et énergétique mondial, dans le cadre de négociations entre les USA et l’Iran. Alors que le passage de quelques navires s’effectue au compte-gouttes, le marché interprète nerveusement chaque annonce du président Donald Trump et du régime iranien comme un signal fort en faveur d’une probable résolution du conflit, ou, à l’inverse, d’une aggravation de la situation.
Le prix du premier contrat ICE Brent, livraison juin 2026, a évolué au-dessus de 100 $/bbl, sans toutefois dépasser les 115 $/bbl, et clôture le vendredi 8 mai 2026 à 101,29 $/bbl, pour rebondir le lundi 11 mai 2026 à 104,05 $/bbl, au moment où nous écrivons ces lignes. De manière similaire, les prix du premier contrat ICE Gasoil perdent 5 % sur la semaine, s’établissant à 1 104,18 $/bbl, et ceux du contrat front month PEG perdent 4,3 % pour atteindre 43,49 €/MWh.
Aucune annonce particulière n’a impacté, durant la semaine, les prix de l’électricité française : le contrat front month French Power Baseload clôture le vendredi 8 mai 2026 à 23,59 €/MWh (+23,6 % sur 5 jours suite au décalage de la date de livraison de 30 jours, –1 % par rapport au cours du lundi 4 mai). Concernant les quotas européens de CO₂, le cours spot évolue autour de 73,50 € depuis plusieurs semaines et s’échangeait à 74,11 €/t CO₂ le vendredi.
Métaux
Métaux de base : Tendance de fond haussière
Le cours mondial de l’aluminium est resté à un niveau très élevé cette semaine, autour de 3 500 USD/MT sur le London Metal Exchange (LME). Sur les cinq derniers jours de cotation, l’aluminium est passé d’environ 3 522 USD/MT à plus de 3 503 USD/MT, après avoir brièvement dépassé 3 595 USD/MT en début de semaine. Ce niveau s’explique principalement par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui perturbent la production et le raffinage d’aluminium dans le Golfe. Plusieurs acteurs du marché craignent des difficultés durables d’approvisionnement, notamment à cause des tensions énergétiques et du coût du gaz naturel, essentiel à la production d’aluminium. En parallèle, la demande industrielle chinoise reste solide. Les indicateurs manufacturiers chinois publiés récemment ont rassuré les investisseurs sur la consommation future de métaux industriels, même si les stocks d’aluminium en Chine ont légèrement augmenté cette semaine. Enfin, les marchés restent attentifs aux politiques commerciales américaines et aux risques de nouveaux droits de douane sur certains métaux industriels, ce qui entretient une forte spéculation sur les matières premières.
Le cours mondial du cuivre a fortement progressé sur la dernière semaine. Sur le London Metal Exchange (LME), la tonne de cuivre a atteint environ 13 600 USD/MT, soit son plus haut niveau depuis trois mois, avec une hausse hebdomadaire d’environ +4,4 %. Cette hausse s’explique principalement par des tensions sur l’offre mondiale. Le groupe minier Freeport-McMoRan a annoncé un retard dans le retour à pleine capacité de la mine géante de Grasberg en Indonésie, l’un des plus grands sites de production de cuivre au monde. Les investisseurs anticipent donc un marché plus tendu avec moins de métal disponible à court terme. En parallèle, la demande reste soutenue grâce aux perspectives liées à la transition énergétique, aux réseaux électriques et aux véhicules électriques, secteurs très consommateurs de cuivre. Les marchés restent également attentifs à l’évolution de la situation géopolitique au Moyen-Orient et aux possibles mesures douanières américaines sur les métaux industriels.
Des métaux précieux ballotés aux grés des évènements du détroit
Le cours mondial de l’or a progressé au cours de la dernière semaine, avec une hausse d’environ +2,2 % sur les marchés internationaux. L’once d’or a clôturé la semaine à 4 715 USD/Oz, après avoir touché le 04/05 un point bas d’un mois avant de rebondir fortement. Cette remontée s’explique principalement par le regain d’incertitude géopolitique et financière. Les investisseurs se sont repositionnés sur l’or, considéré comme une valeur refuge, en réaction aux tensions persistantes au Moyen-Orient et aux inquiétudes autour des négociations internationales avec l’Iran. Les marchés restent également attentifs à la politique monétaire américaine. Les anticipations autour des prochaines décisions de la Réserve fédérale américaine (Fed) entretiennent une forte volatilité sur l’or : un ralentissement attendu des hausses de taux soutient généralement le métal précieux. Malgré quelques corrections techniques observées ces dernières semaines, la tendance de fond reste haussière depuis le début de 2026. L’or demeure soutenu par les achats des banques centrales, les tensions internationales et les craintes de ralentissement économique mondial.
Agriculture
Le Blé en baisse, aidé par la météo et les espoirs de fin de conflit au Moyen-Orient
Le contrat à terme Blé Meunier pour livraison Septembre-26 a terminé la semaine passée en repli de -3.40% et clôture à 206.25 euros/tonne vendredi soir. Les cours ont été largement influencés par les développements géopolitiques liés à la guerre au Moyen-Orient et aux négociations en cours pour rétablir la libre circulation des marchandises dans le détroit d'Ormuz.
En outre, l’amélioration de l’état du blé d’hiver aux États‑Unis, couplée à l’espoir que le réchauffement du sol profite aux cultures du Nord‑Ouest, a limité la pression baissière, mais l’incertitude persiste. Les prochains rapports de l’USDA et les relevés de condition du blé au Kansas seront scrutés de près ; un impact plus sévère de la sécheresse pourrait relancer une dynamique haussière sur le Chicago Board of Trade.
Le Cacao prolonge son rebond tandis que le Café et le Sucre sont en retrait
Les contrats à terme sur le Sucre #11 New-York ont chuté de près de 6 % en une séance, leur plus forte correction depuis 15 mois, sous l’effet d’une réallocation du sucre de canne vers la production de l’édulcorant au Brésil. Cette pression à la baisse s’ajoute à la baisse du brut et aux rumeurs d’un accord entre les États‑Unis et l’Iran, tout en étant renforcée par la perspective d’une réduction des importations chinoises et par la rentabilité supérieure du sucre face à l’éthanol dans le pays sud‑américain. Les analystes surveillent désormais l’évolution des récoltes brésiliennes, les marges sucre‑éthanol et la demande chinoise, facteurs qui pourraient maintenir le sucre sous pression dans les semaines à venir.
De son côté, le prix de la tonne de Cacao Londres a bondi de plus de +15 % la semaine dernière, soit la plus forte hausse observée depuis neuf mois, alors que les traders couvrent massivement leurs positions vendeuses face aux craintes qu’El Niño ne grêle les récoltes d’Afrique de l’Ouest. Certains analystes de premier plan soulignent que le phénomène climatique, qui pourrait assécher le sol et réduire les rendements au Ghana et en Côte d’Ivoire, alimente une dynamique haussière renforcée par des prix élevés des engrais et de l’huile, tout en resserrant les stocks mondiaux prévus à la baisse. Cette conjoncture pousse les acteurs du marché à anticiper une pression soutenue sur les prix du cacao jusqu’à l’été, avec un risque de pénurie accrue si les prévisions météorologiques se confirment.
Enfin, le Café Arabica termine la semaine en baisse marquée de -4.05%. Cela fait 18 mois que la livre de café ne s'est pas négociée de façon aussi abordable : elle a clôturée à 274.80 usd vendredi dernier, un point bas pas vu depuis Novembre 2024 pour le contrat actif.
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