Matières Premières : baisse globale de l’énergie, métaux en hausse
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05 janvier 2026
Matières Premières : baisse globale de l’énergie, métaux en hausse
salle des marchés
En 2025, les prix de l’énergie ont globalement baissé : le Brent clôture à 60,75 USD/bbl ( 20 % annuel) et l’ICE Gasoil à 610 USD/mt ( 13 %). Le gaz TTF et le PEG remontent légèrement (+2,3 % et +4 %) mais restent à 40 % sur l’année. Le Henry Hub perd plus de 9 % en dix jours, et le spot EUA Phase 4 atteint 85,24 EUR/mt (+≈20 %). Côté métaux, l’aluminium franchit les 3 000 USD/mt (+2,4 % sur 10 j, +17 % annuel), le cuivre atteint un record de 12 543 USD/mt (+42 % en 2025), l’or réalise sa meilleure hausse depuis 1979 (+70 % annuel, autour de 4 440 USD/oz) et l’argent grimpe à 76 USD/oz (+4,7 % sur 10j). En agriculture, le blé chute de 20% (tensions russo ukrainiennes, récolte argentine révisée à 27,8 Mt), le sucre NY perd 22 % annuels, le cacao londonien augmente légèrement (+0,8 %) et le café Arabica monte de 6,7 % à 348,75 cent/lb malgré une canicule au Brésil.
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Energie
Baisse généralisée des prix de l’énergie sur 2025, et augmentation du prix des quotas carbone EUA
Dans un contexte principal occupé par l’élaboration d’un plan pour la paix entre la Russie et l’Ukraine - dont l’élaboration dure maintenant depuis plusieurs semaines sans réduction apparente des actions militaires menées par les deux parties - les cours du pétrole brut n’ont pas fortement évolué sur la fin d’année 2025 et des premiers jours de 2026, avec un 1er contrat ICE Brent clôturant à 60.75 usd/bbl le vendredi 2 janvier 2026 en légère hausse de +0.46% par rapport au cours de clôture du 19 décembre 2025.
A l’instant où nous écrivons ces lignes, l’annonce de la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines dans la nuit du samedi au dimanche 04 janvier 2026 est reçue timidement par le marché du pétrole brut, le cours du 1er contrat ICE Brent, naviguant autour des 60 à 61 usd par baril à l’ouverture lundi 05 janvier.
Du côté des produits raffinés, le 1er contrat ICE Gasoil, qui clôturait à 610.85 usd/mt le vendredi 2 janvier 2026, se négociait entre 602.00 et 618.00 usd/mt durant la matinée du lundi 5 janvier 2026. A noter que les contrats nommés ci-dessus perdent respectivement environ -20% (ICE Brent) et -13% (ICE Gasoil) sur l’année 2025.
Concernant le gaz naturel, le retour du froid annoncé en Europe, et par conséquent l’augmentation de la demande pour l’hiver qui débute, a tiré les prix des contrats front month TTF & PEG vers le haut, qui clôturent respectivement à 28.85 eur/mwh (+2.3%) et 28.24 eur/mwh (+4%) vendredi 2 janvier 2026. Sur l’année 2025, le cours des contrats front month PEG et le TTF perdent chacun environ -40%. Suite à une nette réduction de la demande pour consommation locale, le contrat front month américain Henry Hub perd lui plus de 9% sur les dix jours observés à 3.362 usd/mmbtu en clôture au 2 janvier.
A l’entrée dans l’hiver 25/26, les prix du contrat front month French Power BaseLoad (Fev.26) se sont stabilisés autour de 80 à 83 eur/mwh durant la période des fêtes de fin d’année, pour finalement clôturer à 71.40 eur/mwh le vendredi 2 janvier (- 11%) dans la continuité des prix observés depuis le troisième trimestre 2025. On note que la cotation du contrat front month French Power BaseLoad perd environ -30% sur toute l’année 2025.
Pour finir, le prix spot EUA Phase 4 termine l’année 2025 à 85.24 eur/mt, en progression annuelle d’environ 20%. A noter que cette progression se poursuit en début d’année 2026, alors que le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM en anglais) entre officiellement en vigueur. Selon l’agence Bloomberg, la Commission Européenne a récemment proposé d’étendre son dispositif CBAM aux produits assemblés, incluant les pièces automobiles et l’électroménager.
Métaux
Des Base Metals de plus en plus précieux
Le prix de l’aluminium a dépassé les 3 000 USD/MT (+2.39% sur les 10 derniers jours) pour la première fois en plus de trois ans, grâce à des perspectives d’offre qui se resserrent et à des anticipations de demande à long terme, rejoignant ainsi d’autres métaux de base ayant récemment franchi des étapes importantes. Le plafonnement des capacités de fusion chinoises et les contraintes pesant sur la production européenne en raison de la hausse des prix de l’électricité ont réduit les stocks mondiaux, tandis que les perspectives de la demande dans les secteurs de la construction et des énergies renouvelables restent solides. Les contrats à terme ont progressé de 17 % l’an dernier, soit leur plus forte hausse depuis 2021.
Le cours du cuivre a atteint un record historique de 12 543 $ la tonne lors de la première séance de 2026, après une hausse de 42 % en 2025, à la fois par des tensions d’offre (arrêt d’une grande mine indonésienne, inondations en RD Congo et explosion dans une mine chilienne) et par des incertitudes tarifaires américaines qui ont incité les opérateurs de marchés à déplacer leurs stocks du LME vers le COMEX. La demande chinoise reste moribonde à cause de la crise immobilière, tandis que l’essor de l’intelligence artificielle aux États-Unis soutient le marché.
Les prévisions pour 2026 divergent : certains anticipent un léger déficit d’offre, alors que d’autres analystes prévoient un modeste excédent de 160 000 tonnes, suffisant, selon eux, à freiner une nouvelle envolée des prix. À plus long terme, l’Agence internationale de l’énergie estime que les capacités actuelles ne couvriront qu’environ 70 % des besoins mondiaux en cuivre d’ici 2030.
Precious Metals en hausse comme valeur refuge, une instabilité en chassant une autre
L’or, qui avait anticipé la situation à Caracas avec un pic à 5 547 USD/Oz le 26/12, s’est partiellement corrigé (également en cause les prises de bénéfice de fin d’année) et s’est clôturé, ces dix derniers jours, stabilisé à 0,15 % (4 332,29 USD/Oz vendredi). Ce lundi matin, le métal jaune a bondi, dépassant les 4 440 USD/Oz. Sur l’année, l’or vient de réaliser sa meilleure performance depuis 1979 (+ 70 %), enchaînant les records grâce au soutien des achats des banques centrales et des flux de capitaux vers les ETF adossés à l’or. Les trois baisses successives des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine ont également constitué un facteur favorable aux métaux précieux. Certaines grandes banques prévoient de nouvelles hausses du cours de l’or cette année, qui pourrait dépasser les 5 000 USD/Oz, notamment en raison des nouvelles baisses de taux d’intérêt attendues de la Fed et du remaniement de la direction de la banque centrale américaine par Trump.
Après dix jours de hausse (+ 8,43 % et un pic historique le 29 décembre à 84 USD/Oz) et une clôture à 72,82 USD/Oz vendredi, l’argent a bondi de 4,7 % à 76,01 USD/Oz ce lundi. L’an dernier, le cours de l’argent avait progressé de près de 150 % grâce à une combinaison de facteurs, dont des contraintes d’approvisionnement, une forte demande industrielle et d’investissement, et un contexte macroéconomique favorable, d’après certains analystes. La Chine, qui produit 60 % à 70 % de l’argent raffiné mondial, a également imposé des restrictions à l’exportation cette année, aggravant ainsi un déficit structurel.
Agriculture
Le Blé se cherche une direction entre tensions géopolitiques et récolte record
Le prix de la tonne de Blé perd -20% sur 2025 et termine l'année en suivant la tendance des 12mois, à la baisse de -0.53% sur le dernière semaine de 2025.
Les négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine se heurtent à de nouveaux obstacles après que le président Poutine a revu sa position suite aux attaques de drones ukrainiens tandis que les frappes russes – missiles et drones ciblant Odessa – aggravent les risques d’approvisionnement en blé (et en huiles végétales) et ralentissent les exportations ukrainiennes en décembre.
A noter que la Bourse aux grains de Buenos Aires a rehaussé ses prévisions de récolte de blé à 27,8 millions de tonnes (+2,6 %), grâce à d’excellents rendements.
Coup de chaud sur le Café
Du côté des softs, le Sucre #11 New-York termine difficilement l'année, en cédant -3.76% sur les 5 derniers jours et la livre s'échange en dessous de 14.80 centimes de Dollar US. Il s'agit de la plus forte chute annuelle depuis 2017 pour les prix du sucre : les cours ont perdu près de -22% à New York pour le sucre brut et environ -15% à Londres pour le sucre blanc, sous la pression d’un excédent mondial alimenté par une production élevée du Brésil et le rebond de l’Inde. Cependant, l’incertitude sur la production thaïlandaise, révisée à la baisse de 400‑450k tonnes, ramène le surplus global à 3.6m tonnes, limitant la baisse des prix, sauf revirement politique ou événement climatique imprévu.
Le Cacao Londres termine 2025 en légère hausse de +0.76%, juste en dessous de 4,400 gbp/tonne. 2025 aura été une année pour le Cacao : les contrats new‑yorkais cèdent ‑48% et ceux de Londres plus de ‑50 % sur l'année, sous la pression d’une demande faible et des anticipations de meilleures récoltes, tandis que les acteurs du marché surveillent l’impact de la saison sèche “Harmattan” en Afrique de l’Ouest. Cependant, des prévisions météorologiques plus favorables en Côte d’Ivoire – avec des cabosses plus nombreuses et plus saines – ainsi qu’une amélioration des conditions agricoles et de la gestion des cultures au Ghana laissent présager une hausse de la production en 2025‑26, ce qui devrait soutenir une reprise partielle de l’offre mondiale de cacao.
Enfin, le Café Arabica termine 2025 en hausse de "seulement" +6.70% à 348.75 centimes de Dollar US par livre, dans une année marquée par une volatilité très importante, avec un plus haut à 440 et un plus bas à 280 centimes de Dollar US par livre. Sur les derniers jours, une canicule frappe les principales zones de production du principal exportateur, le Brésil. L’INMET (Institut National de Météorologie du Brésil) a annoncé une alerte de températures très élevées jusqu’à lundi dans les États de São Paulo et Minas Gerais, couvrant les municipalités productrices d’Arabica comme Alta Mogiana et Cerrado Mineiro, où le stress thermique et hydrique menace les cafés en pleine maturation, bien que des précipitations plus abondantes soient attendues dès la semaine prochaine.
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