Prévention, indemnisation : et si on parlait assurance cyber ?
05 août 2026
Prévention, indemnisation : et si on parlait assurance cyber ?
cybersécuritéassurances
72 % des entreprises déclarent avoir été victimes d’une cyberattaque (source : Global Cybersecurity Outlook 2025, World Economic Forum, 13 janvier 2025). Comment limiter l’impact financier ? Comment protéger vos données, vos activités, votre réputation ? Avec notre partenaire Stoïk, spécialiste de l’assurance cyber, découvrez une solution complète : prévention, détection, réponse… et surtout indemnisation des pertes en cas d’attaque. Dans cet article, Benjamin Mangel, Responsable Souscription chez Stoïk, répond aux questions les plus fréquentes des dirigeants.
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Stoïk assure les entreprises contre les risques cyber depuis 2021, quelles évolutions peut-on constater dans les besoins des entreprises ?
Benjamin Mangel : Le gros de la menace et l'essentiel du risque n'ont pas évolué. Depuis 2015, avec la digitalisation croissante, les entreprises sont confrontées à des groupes cybercriminels de plus en plus structurés, dotés de capacités techniques avancées et de moyens sophistiqués pour cibler et extorquer les organisations.
Ils ont recours à plusieurs techniques d'attaque le ransomware, qui bloque le système en échange d'une rançon, reste un modèle économique criminel particulièrement efficace ; le vol de données pour les revendre à des tiers ; l'ingénierie sociale, avec des techniques comme la fraude au président, qui demeure une menace majeure.
Comment sont accompagnées les entreprises dans leur souscription et le choix de leurs garanties ?
Benjamin Mangel : Chez Stoïk, notre approche s'adapte précisément à la taille et aux spécificités de chaque entreprise. Les processus de souscription ont considérablement évolué grâce à la digitalisation, avec des questionnaires allégés :
Pour les entreprises jusqu'à 150 millions d'euros de chiffre d'affaires : un questionnaire réduit à une dizaine de questions,
Pour les entreprises jusqu'à un milliard d'euros de chiffre d'affaires : un questionnaire de 20 à 30 questions, plus approfondi.
Au-delà de la simplification, nous plaçons l'expertise humaine au cœur de notre dispositif. Nos experts prennent le temps de comprendre le métier spécifique de chaque entreprise, sa réalité informatique et ses risques réels — cet échange peut durer jusqu’à une heure pour les grandes entreprises.
Nous offrons systématiquement la possibilité à la banque, au chef d'entreprise ou au DSI d'initier une discussion avec un expert pour valider les points à lever pour être assurable. Le choix des garanties repose ainsi sur une double logique :
Qualifier et comprendre précisément le risque en analysant la réalité du métier et du secteur.
Évaluer les pertes probables pour conseiller des garanties parfaitement adaptées.
On constate une baisse des tarifs de l’assurance cybersécurité cette année. Qu’est-ce qui explique cette baisse ?
Benjamin Mangel : Cette baisse des tarifs s'inscrit dans une évolution historique complexe du marché de l'assurance cyber. Avant 2020, les souscriptions se faisaient encore à l'aveugle, sans réelle maîtrise des risques. La situation a rapidement évolué avec l'émergence de menaces plus sophistiquées et une explosion du nombre de sinistres et du montant des indemnités. En réaction, les assureurs ont durci les conditions et cela s'est traduit par de fortes hausses des primes, une augmentation des franchises et des critères d'accès plus stricts.
Cette phase de correction a permis un retour à la profitabilité pour les assureurs. L'arrivée de nouveaux acteurs comme Stoïk, qui proposent des solutions de prévention innovantes, a également contribué à cette stabilisation. Nos équipes, qui sont internalisées, sont capables d'intervenir rapidement pour identifier l'attaque et remettre le système en état rapidement. Lorsque le service devient performant et que les tarifs sont attractifs, l'ensemble du marché suit la tendance.
Questions fréquentes
Pourquoi le questionnaire de souscription varie-t-il selon la taille de l’entreprise ?
Le niveau de risque et la complexité du système d’information augmentent avec la taille de l’entreprise. Un questionnaire proportionné permet d’accélérer la souscription pour les plus petites structures tout en gardant une analyse fine pour les organisations plus exposées.
La baisse des tarifs signifie-t-elle que le risque cyber diminue ?
Non. La baisse reflète une meilleure maîtrise du risque par les assureurs (mesure plus fine, prévention renforcée) après une phase de correction tarifaire, pas une diminution de la menace elle-même.
Que se passe-t-il si mon entreprise ne répond pas aux exigences de sécurité minimales lors de la souscription ?
L’assureur peut refuser la couverture ou conditionner la souscription à la mise en place préalable de certaines mesures (sauvegardes, antivirus à jour, MFA). C’est pourquoi il est recommandé d’évaluer sa maturité cyber avant d’entamer les démarches.
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