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Compensation carbone volontaire : mode d’emploi

16/09/2020

Évaluer, réduire puis, en dernier ressort, compenser ses émissions de gaz à effet de serre, tel est le cercle vertueux permettant de réduire son empreinte environnementale. Voici quelques conseils pour que cette démarche rime avec sérieux et efficacité.

Qu’est-ce que la compensation carbone volontaire ?

Selon la définition publiée au Journal Officiel, la compensation carbone correspond à l’ensemble des mesures financières ou techniques permettant de contrebalancer, en partie ou en totalité, les émissions de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère qui sont dues à une activité spécifique et n'ont pu être évitées ou limitées.

 

La compensation est obligatoire pour les entreprises de certains secteurs d’activité (papier, énergie…) et ce, dans tous les pays ayant ratifié le protocole de Kyoto, dont la France fait partie.

 

Les entreprises qui ne sont pas soumises à cette obligation peuvent compenser leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de manière volontaire.

Une compensation sur la base du volontariat

Les différentes étapes d’une démarche de compensation efficace

Étape 1 : mesurer son empreinte carbone

La compensation carbone ne constitue ni une carte blanche, ni un alibi pour continuer à polluer. Aller directement à la case "compenser", sans passer par la case "réduction de ses émissions GES", est une stratégie contreproductive et risquée au niveau réputationnel. L’entreprise pourrait être accusée de greenwashing.

 

La compensation carbone volontaire doit s’intégrer dans une stratégie globale visant à réduire l’impact écologique de l’entreprise.

 

 

Tout commence donc par l’évaluation de ses émissions de gaz à effet de serre. Il est ainsi possible d’effectuer un bilan GES qui est d’ailleurs obligatoire pour les entreprises de plus de 500 salariés (art. L229-25 du code de l’environnement). Il permet de mettre en lumière les postes les plus émetteurs puis des pistes de progrès. Il servira de base pour l’étape suivante.

Étape 2 : réduire ses émissions de GES

Éco-gestes au bureau, réduction de la consommation d’énergie et de carburant, recyclage, éco-conception des emballages, des produits et services, achats durables… Les pistes à explorer dépendent de chaque entreprise, de son secteur d’activité, de son organisation, etc. « Dans l’industrie, par exemple, le gisement d’économie est de l’ordre de 20% », soulignait David Bardina, directeur d’ENEA Consulting dans notre article Transition énergétique : contraintes et opportunités.

 

-> Le guide Plan d’action de réduction d’émission de GES publié par l’Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) livre pistes et conseils pour réduire les émissions directes et indirectes de GES.

"Dans l’industrie, le potentiel est d’environ 20%"

Malgré tous les efforts consentis, certaines émissions de GES ne peuvent être évitées. Dans ce cas, les entreprises peuvent compenser leurs émissions incompressibles. « La démarche de compensation carbone volontaire peut se faire step by step, indique Sébastien Nunes, président de ClimateSeed. L’entreprise peut commencer par compenser un gros événement qu’elle organise, ou une partie de son activité. »

 

Il suffit d’acquérir des crédits carbone (crédit carbone = 1 tonne de CO2 évitée) auprès d’un opérateur spécialisé.

 

Le marché de la compensation carbone volontaire n’ayant pas de cadre réglementaire, les crédits carbone mis en vente sont de qualité et de valeurs hétérogènes. Il convient donc de prendre quelques précautions.

 

Pour mener son projet de compensation carbone avec efficacité, l’Ademe préconise, dans son guide La compensation volontaire démarches et limites, de vérifier que :

- les émissions GES évitées sont additionnelles et permanentes ;

- la mesure et le suivi des émissions GES évitées sont réalisés selon une méthodologie reconnue et accessible ;

- les émissions GES sont vérifiées régulièrement par un tiers indépendant ;

- les crédits carbones délivrés ne sont pas vendus plusieurs fois.

 

Enfin, parmi les cinq bonnes pratiques, l’Ademe recommande notamment de soutenir à la fois des projets locaux et internationaux.

 

-> Pour tout savoir sur la compensation carbone volontaire et en particulier les labels de qualité, ou standard carbone, consultez le site Info Compensation Carbone.

ClimateSeed, un acteur transparent et de confiance

Lancée par BNP Paribas Securities Services en novembre 2018, avec l’appui du lauréat du Prix Nobel de la Paix, le professeur Yunus, ClimateSeed accompagne les entreprises dans leur démarche sociétale en termes de bilan carbone, de communication et de compensation carbone volontaire. La jeune pousse met notamment en relation entreprises et ONG ou entreprises sociales porteuses de projets durables et concrets. À ce jour, 37 initiatives dans plus de 20 pays sont proposées et en attente de financements.

 

« La compensation carbone est un sujet relativement récent qui attire beaucoup d’acteurs, signale Sébastien Nunes. De fait, les entreprises ont du mal à s’y retrouver. » Aussi ClimateSeed ne plaisante pas avec la sélection des projets, qui se veut drastique.

 

Premièrement, tous les projets doivent a minima être certifiés par un standard international. Deuxièmement, les équipes de ClimateSeed s’assurent qu’ils satisfont également les normes bancaires, relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. « Il est de notre devoir de protéger les acheteurs contre ces risques qui pourraient entacher leur image », confie Sébastien Nunes qui avoue rejeter bon nombre de dossiers. Enfin, un comité de durabilité, composé d’experts indépendants, finalise la sélection en prenant soin d’étudier la documentation technique de chaque projet, en échangeant avec les porteurs de projet et en examinant la cohérence entre les co-bénéfices et la nature du projet. « En effet, il est essentiel que chaque projet génère des co-bénéfices économiques, environnementaux ou sociaux pour les populations locales en ligne avec les objectifs de développement durable des Nations Unies, affirme le responsable de ClimateSeed. Notre valeur ajoutée est de combiner l’efficience opérationnelle d’une banque, basée sur l’application de standards élevés, avec l’agilité d’une start-up et la légitimité d’un social business. »

« Notre valeur ajoutée est de combiner l’efficience opérationnelle d’une banque avec l’agilité d’une start-up et la légitimité d’un social business. »

 

 

Sébastien Nunes, président de ClimateSeed.

Enfin, ClimateSeed cherche également à créer un cercle vertueux et à maximiser son impact en réinvestissant l'ensemble de ses profits selon les axes suivants :

- soutien aux porteurs de projets ;

- éducation à la décarbonisation ;

- investissement dans des start-up liées à la transition énergétique ;

- amélioration des produits et services de ClimateSeed.

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Ainsi, Tree vous permet de concilier votre politique RSE avec votre relation client en intégrant des outils à impact positif directement dans votre parcours de vente.

 

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Pour toutes les questions relatives aux solutions RSE e-commerce, vous pouvez contacter Yann Mitrecey par email : yann.mitrecey@bnpparibas.com