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Des taux de rendements obligataires à la baisse

06/05/2017

Comment expliquer que les rendements obligataires se soient détendus ces dernières semaines ? S’il n’existe pas de facteur d’explication unique, la vague d’incertitude géopolitique à l’échelle internationale soutient cette détente. Le point avec Patrick Jacq, stratégiste taux d’intérêt chez BNP Paribas.

Les rendements obligataires se sont sensiblement détendus au cours des dernières semaines. Comment l’expliquer ?

Il n’y a pas de raison propre à ce mouvement. Les récentes statistiques économiques, les déclarations de membres des principales banques centrales, en particulier de la Banque Centrale Européenne (BCE), et le contexte géopolitique peuvent expliquer cette détente, essentiellement concentrée sur les marchés des dettes souveraines.

D’une part, les statistiques d’inflation ont été plus basses qu’attendu, remettant en question la perspective d’une remontée durable dans la zone de confort de la BCE. D’autre part, la BCE a cherché à calmer les anticipations d’un risque de resserrement monétaire à l’horizon des six prochains mois. Ces anticipations se sont ainsi effondrées, entraînant une baisse des rendements.

Enfin, le contexte géopolitique a favorisé les placements considérés comme les plus sûrs. Les tensions au Proche-Orient et les incertitudes sur les échéances politiques en France ont en effet renforcé les flux en faveur des obligations souveraines, au détriment des autres marchés, comme les marchés actions par exemple.

Ce mouvement de détente est-il une simple correction d’une tendance haussière ou l’amorce d’un nouveau biais à la baisse des rendements ?

L’environnement économique semble assez solide pour ne pas remettre en cause la perspective d’une politique monétaire de la BCE moins accommodante d’ici début 2018. Dans la mesure où les marchés n’anticipent plus du tout le risque d’une hausse des taux à cette échéance, le potentiel de détente supplémentaire semble donc très limité.

En ce qui concerne le contexte géopolitique, il pourrait renforcer les placements sûrs. La situation internationale n’est pas amenée à se stabiliser rapidement. Quant à la France, les incertitudes pourraient persister au-delà des prochaines semaines avec, à la suite de l’élection présidentielle, les élections législatives.

Si les fondamentaux économiques suggèrent ainsi un retour à de légères pressions à la hausse sur les rendements obligataires, les placements en faveur des meilleures dettes souveraines persistent.




La devise européenne est-elle affectée ?

Tout ce qui concourt à abaisser les perspectives de hausse des taux européens a tendance à peser sur l’euro. C’est la raison pour laquelle celui-ci s’est légèrement effrité au cours des dernières semaines. Mais l’euro reste solide, et l’absence de potentielle baisse significative des taux renforce la devise européenne.