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Les entreprises reprennent goût au crédit d’investissement

06/07/2016

Amorce de reprise économique, nécessité ou désir d’investir après plusieurs années d’attentisme, taux de crédit historiquement bas sont autant de facteurs qui expliquent le dynamisme actuel des encours de crédit. Doit-on voir là le signe d’un retour de confiance à la tête des entreprises ?

Les crédits aux entreprises en phase d’accélération

Les crédits sont plus nombreux et davantage tournés vers l’investissement à long terme. A la fin du mois d’avril 2016, les crédits mobilisés par les entreprises atteignent 867,7 milliards d’euros1, en augmentation de 3,5 % sur un an. Cette progression concerne toutes les catégories d’entreprises et la majorité des secteurs.

Ces financements sont particulièrement attractifs car peu couteux : pour les montants inférieurs à 1 million d’euros, le taux moyen d’intérêt se situait à 2,03 % en avril 2016, contre 2,05 % en mars et 2,16 % en décembre 2015.

Et, signe particulièrement encourageant, la production de nouveaux crédits continue de progresser. La valeur totale des crédits inférieurs à un million d’euros est passée de 7,7 milliards d’euros en mars à 7,8 milliards en avril 2016. Sur la même période les crédits supérieurs à 1 million ont eux augmenté de 12,5 à 13,5 milliards d’euros.

Une amorce de reprise et des chefs d’entreprise plus confiants

A la fin de l'année 2015, le taux de marge des entreprises hexagonales était à son plus haut depuis 2011 : 31,4 % 2. Conséquence directe : les entreprises sont plus enclines à s’endetter. D’autant que les prévisions économiques pour les années à venir sont un peu plus favorables : le Fonds monétaire international (FMI) table désormais sur une croissance du PIB de près de 1,5 % en France cette année et sur une moyenne de 1,75% de croissance pour les cinq prochaines années. Le moral des patrons de PME s’en ressent positivement. Selon le 62ème baromètre de conjoncture de Bpifrance3, les carnets de commandes sont au plus haut depuis mi-2012 et les PME anticipent une sensible augmentation de leur activité en 2016, particulièrement dans les secteurs de l’industrie, des services aux entreprises et du commerce de gros.

Une politique monétaire ultra-accommodante et des taux d’intérêt historiquement bas

Si les décisions d’investissement des entreprises dépendent avant tout de leurs perspectives économiques, le contexte de taux bas favorise le recours au crédit. Au printemps 2016, la Banque Centrale Européenne (BCE) a de nouveau abaissé l'ensemble de ses taux directeurs. Ainsi le taux central, baromètre du crédit en zone euro, est à zéro. Le taux de prêt marginal, auquel les banques empruntent à la BCE pour 24 heures, étant particulièrement bas, il permet à ces dernières de prêter à leur tour aux entreprises comme aux particuliers à des taux très avantageux.

De son côté, la Banque Européenne d’Investissement (BEI) accorde aux banques françaises, jugées solides, des enveloppes de crédits d’investissement à redistribuer.

Toutes ces actions visent à faire circuler l'argent dans les pays de la zone euro, stimuler leurs économies via le crédit, accélérer l'investissement des entreprises et ainsi doper la consommation des ménages.


Un recours aux crédits tourné vers les investissements stratégiques

Le dynamisme observé sur les crédits concerne particulièrement l’accompagnement des investissements : en mars dernier ils avaient augmenté de 3,6 % sur douze mois (et même de 4,1 % pour les achats d’équipements), contre seulement 2,2 % un an auparavant4.

Et l’on constate bel et bien une reprise de l'investissement. Selon Bpifrance, 50 % des PME ont investi en 2015 contre 48 % en 2013 et 2014.

Une tendance qui ne faiblit pas en 2016 : au premier trimestre, le niveau global d’investissement est en hausse de 1,6 % 5 : soit la plus forte progression depuis quatre ans. Les entreprises s'équipent à nouveau, pour maintenir ou moderniser leur outil de production. Selon l’enquête semestrielle de l’INSEE, menée en avril dernier, les chefs d'entreprise de l'industrie manufacturière anticipent une progression de 7 % de leur investissement sur l’année, avec des pointes à 13 % pour les biens d’équipement et l'industrie agro-alimentaire.

La mesure de suramortissement6 des investissements productifs, mise en place par le gouvernement en 2015 et prolongée jusqu’au 14 avril 2017, participe également à cette accélération.

Selon la dernière enquête trimestrielle de la Banque de France7, 94 % des PME et 82 % des TPE obtiennent (en totalité ou à plus de 75 %) les financements souhaités auprès des banques. Alors que le contexte est clairement favorable aux emprunteurs, c’est peut-être le moment de préparer l’avenir






1. Source Banque de France
2. Source INSEE : http://www.insee.fr/fr/themes/series-longues.asp?indicateur=taux-marge
3. réalisé au second semestre 2015 auprès de 4 560 PME de 1 à moins de 250 salariés - Bpifrance, janvier 2016.
4. Source Banque de France : https://www.banque-france.fr/economie-et-statistiques/stats-info/detail/credits-aux-societes-non-financieres.html
5. Source INSEE : http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=15&date=20160510
6. Elle permet de déduire de son résultat imposable 40% de la valeur du bien sur sa durée d’amortissement, en plus de l’amortissement de droit commun.
7. Enquête menée auprès de 4 000 PME et 2 500 TPE


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Sur le web
Etude INSEE

Les chefs d'entreprise de l'industrie manufacturière prévoient d'accroître nettement leur investissement en 2016