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Pistes et conseils pour préserver votre trésorerie en temps de crise

26/05/2020

Une crise de liquidité menace nombre d’entreprises qui doivent faire face à l’arrêt ou à la baisse drastique de leur activité. Quelles actions concrètes mettre en place pour réduire les tensions de trésorerie ? Tour d’horizon de pistes à explorer.

Tout commence par l’élaboration et le suivi de tableaux de bord

Le cash est le nerf de la guerre. Son pilotage avec précision et anticipation est vital, a fortiori en période de crise. Il est capital d’avoir une vision des besoins de trésorerie bruts. Vous pourrez ainsi anticiper les ruptures de cash à venir et prendre les mesures adéquates.

 

Commencez par un plan de trésorerie hebdomadaire couvrant un horizon allant jusqu’à 13 semaines. Prévoyez différents scénarios (optimiste, normal, pessimiste) afin de parer à toutes les éventualités. Actualisez vos prévisions de manière quotidienne. Les écarts entre les prévisions et le réel doivent être analysés. En parallèle, des projections de trésorerie à plus long terme, à 12 ou 18 mois par exemple, sont également indispensables. L’actualisation est alors mensuelle. Les enseignements tirés sont nécessaires pour ajuster les investissements, prévoir un besoin de financement global de l’entreprise et donner de la visibilité aux partenaires de l’entreprise.

 

-> Si besoin, vous pouvez télécharger le modèle de plan de trésorerie en format Excel de BPIFrance.

 

 

 

Activer les dispositifs d'urgence à votre disposition

Si ce n’est déjà fait, n’hésitez pas à solliciter les différents dispositifs mis en place par le gouvernement ou votre banque pour soulager les entreprises, dont :

 

- Recours au chômage partiel. Au 1er juin, la prise en charge financière de l’État va diminuer (excepté pour les entreprises qui ne peuvent reprendre leur activité en raison des mesures d’urgence sanitaire). Le reste à charge devra être réglé par l’entreprise. En outre, en vertu de l’ordonnance n° 2020-460 du 22 avril 2020, les entreprises peuvent placer en activité partielle des salariés de façon individualisée.

 

Ce dispositif n’est pas à solliciter à la légère : les contrôles s’intensifient.

 

- Étalement, report, voire remise ou remboursement des impôts directs (impôt sur les sociétés, taxe sur les salaires, CFE, CVAE).

- Remboursement accéléré des crédits d'impôt restituables en 2020, sans attendre le dépôt de la déclaration de résultat (liasse fiscale), dont l’échéance a été décalée au 30 juin. Voir la procédure en p. 4 de ce guide du gouvernement.

- Prêt garanti par l’État (PGE) : il s’agit d’un prêt avec un taux d’intérêt de 0,25% pour les entreprises ayant un chiffre d’affaires jusqu’à 50 M€ et de 0,50% au-delà. Il ne nécessite aucun remboursement la première année, et sera amortissable, si l’entreprise le souhaite, sur une période d’un à cinq ans.

- Rééchelonnement de vos crédits bancaires.

 

Enfin, un plan de soutien spécifique pour les entreprises exportatrices a été mis en place.

 

-> Échangez avec votre chargé d’affaires ou votre chargé d’affaires Commerce International qui peuvent vous conseiller et vous orienter sur les différentes aides de l’État.

"N’hésitez pas à recourir aux différents dispositifs"

Le lease-back, source alternative de financement

Dans votre quête de liquidités, avez-vous pensé au lease-back ?

 

Le principe est simple : vous cédez un ou plusieurs actifs immobiliers (immeuble, véhicules, matériels industriels…) pour les prendre en location dans le cadre d’un contrat de crédit-bail.

 

Prenons l’exemple d’une flotte automobile. Cette dernière représente une charge importante pour votre entreprise : vous mobilisez un service dédié de gestion qui doit assumer l’achat, l’entretien, la réparation et la revente des véhicules. Avec le lease-back, vous obtenez des liquidités immédiates issues de la vente de la flotte à la société gestionnaire tout en bénéficiant des avantages financiers de la LLD (location longue durée). Par exemple, les véhicules n’apparaissent plus au bilan comme des immobilisations et sont transférés au compte de résultat en tant que charges ce qui dégage des capacités de financement.

 

-> Prenez contact avec votre chargé d’affaires qui pourra vous informer et vous guider sur nos offres de financement.

"Cédez des actifs pour les louer en crédit-bail"

TVA étrangère, une source de liquidités à ne pas négliger !

Toute entreprise assujettie à la TVA française a le droit de récupérer la TVA sur certaines dépenses réalisées dans plus d’une trentaine de pays : les pays membre de l’UE bien sûr mais aussi Israël, la Suisse ou encore la Serbie.

 

La procédure de demande de remboursement de la TVA étrangère est parfois méconnue. Elle peut paraître complexe et fastidieuse, et les gains sous-estimés. Si bien que nombre d’entreprises ne se font tout simplement pas rembourser alors qu’elles y ont droit !

 

Ne faites pas l’impasse sur ces liquidités ! Pour gagner du temps, n’hésitez pas à capitaliser sur l’expérience d’un spécialiste de la récupération de la TVA étrangère.
Par exemple, notre partenaire TVA Conseil intervient sur l'ensemble de la chaîne de traitement de la TVA étrangère : de la sélection des justificatifs avec TVA récupérable jusqu'au remboursement. C’est gagnant-gagnant : TVA Conseil se rémunère uniquement sur les montants de TVA remboursés.

 

Le plus ? Les clients de la Carte Corporate BNP Paribas bénéficient d'une offre privilège exclusive : 30% de réduction sur les tarifs de TVA Conseil la première année de récupération de la TVA. Contactez votre chargé d’affaires ! 

 

 

 

Méthodes pour recouvrer les créances

L’objectif est d’accélérer les encaissements tout en évitant les impayés.

 

Commencez par établir une balance âgée client qui liste l’ensemble des factures émises ainsi que leur date d’échéance. Il s’agit d’un outil fort utile pour suivre les règlements et anticiper les retards.

 

En temps de crise, plus qu’à l’habitude, certaines entreprises peuvent avoir le mauvais réflexe de retarder, voire de bloquer, le paiement des factures pour préserver leur propre trésorerie.

 

L’absence de paiement peut aussi cacher de graves difficultés et une possible défaillance du client.

 

Il ne faut donc pas traîner à relancer et à engager des discussions pour trouver une solution amiable. Vous pouvez également mandater un huissier de justice ou une société de recouvrement pour récupérer les sommes qui vous sont dues.

 

Si vous souhaitez maintenir des relations commerciales avec votre débiteur, vous pouvez également saisir le médiateur des entreprises. Le service de médiation est gratuit, rapide (résolution en moins de trois mois), efficace et confidentiel. Par ce biais, vous pouvez tenter de résoudre tout différend avec une autre entreprise dans l’exécution d’un contrat (conditions de paiement, mais aussi rupture brutale de contrat, refus de reconnaissance ou utilisation abusive de la force majeure, difficulté à obtenir le report de votre loyer...).

 

En cas d’échec de la phase amiable, il faudra passer par la mise en demeure puis il vous restera la procédure d’injonction de payer, gratuite pour les créances inférieures à 10 000 €.

 

Les factures qui ne sont pas encore arrivées à échéance peuvent être cédées à un factor, tel BNP Paribas Factor. C’est le principe de l’affacturage. En France comme à l’international, vous pouvez donc bénéficier du financement rapide de vos factures sans attendre le terme du règlement des factures. Par ailleurs, le risque d’impayés est alors transféré vers le factor. Vous pouvez également externaliser votre poste clients : BNP Paribas Factor se charge alors de la relance et du recouvrement des factures.

 

-> Prenez contact avec votre chargé d’affaires qui pourra vous donner plus détails et vous mettre en relation avec un expert de BNP Paribas Factor.

 

 

 

Réduire les coûts : c’est possible

L’amélioration de la trésorerie pourra aussi passer par la chasse aux dépenses.

 

Tout l’enjeu est d’arriver, d’une part, à optimiser chaque ligne de coût et, d’autre part, à supprimer les dépenses qui ne sont pas indispensables à l’exploitation à court terme, et ce, sans hypothéquer la croissance à venir. Des gisements d’économies se cachent dans les achats de fonctionnement (téléphonie, énergie, fournitures, abonnements…) mais aussi de production.

 

-> N’hésitez pas à lire notre article : Conseils pour réduire son budget impressions d’environ 30%.

 

Il va falloir étudier poste par poste ce que vous dépensez et les actions qui peuvent être menées : renégociations avec vos fournisseurs, faire jouer la concurrence, revoir sa politique achats (ex. : sélectionner un seul fournisseur par catégorie d’achat pour jouer sur les volumes et donc les prix), descendre en gamme, traquer les gaspillages…

 

Explorez toutes les pistes. Par exemple, avec le développement du télétravail, peut-être est-il possible de réduire la surface des bureaux et par la même le loyer ?

 

Enfin, des arbitrages plus stratégiques pourront également être envisagés comme la cession d’un site ou d’une branche d’activité…