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Innovation et entrepreneuriat féminin : l'innovation n'est pas nécessairement technologique ou digitale

06/02/2016

Rencontre avec Laurence Onfroy, fondatrice et dirigeante de Tempting Places (première collection de boutique hôtels d’exception à travers le monde) lors de la soirée « Transformation digitale », co-organisée par BNP Paribas et WBMI*, sur les thèmes de l’entrepreneuriat féminin et de l’innovation.

Quel facteur a été déterminant dans votre choix d’entreprendre ?

Laurence Onfroy : J’ai toujours été entrepreneure. Dans toutes les sociétés que j’ai rejointes, je me suis sentie « intrapreneure », dans le sens où je rejoignais volontairement des entreprises qui étaient en mutation, en phase de croissance, des entreprises en mouvement. Ce qui m’intéressait, c’était de mettre en place une équipe et une stratégie afin d’appliquer ma propre vision, tout en servant les objectifs de l’entreprise. Il me fallait ce challenge et un espace pour apporter des choses à l’entreprise qui n’étaient pas forcément attendues au départ. J’ai eu le déclic de l’entrepreneuriat car à un moment donné, je suis arrivée au bout de ce que je pouvais apporter à l’entreprise. J’ai pris conscience que j’avais envie de mener mon propre projet d’entreprise.

"Rencontre avec Laurence Onfroy, fondatrice et dirigeante de Tempting Places"
Photo de Laurence Onfroy - fondatrice et dirigeante de TemptingPlaces

Forte de votre expérience d'entrepreneure, quels conseils donneriez-vous aux femmes qui créent leur entreprise ?

Laurence Onfroy : J’ai démarré de zéro. J’étais chez moi et j’ai effectué ma première embauche. Je suis passée à l’étape supérieure et j’ai cherché des locaux. J’ai toujours fonctionné avec ces jalons (atteindre un certain nombre de clients, recruter des collaborateurs, passer un cap de chiffre d’affaires, etc.).
Je suis restée le plus longtemps possible en fonds propres. C’était un choix. J’ai démarré seule, j’ai investi tout ce que j’avais. J’ai souhaité rester en croissance organique le plus longtemps possible, pour confirmer ma connaissance du marché. Cela m’a permis d’être très forte, de saisir le bon moment pour accélérer le développement de mon entreprise, et ouvrir mon capital à des partenaires.
Le meilleur conseil que je peux donner donc, c’est de partir sur un modèle d’entreprise bien construit : des  clients et des  services bien identifiés.
Ensuite, il faut  prendre son temps pour améliorer son expertise et se donner les moyens d’accélérer avec efficacité et pertinence par rapport à son marché et ses concurrents.

Comment expliquez-vous que les femmes soient sous-représentées dans le secteur de l’innovation, alors que les projets innovants sont les mieux aidés au démarrage ? (30% d’entrepreneuriat féminin en moyenne nationale, 3 fois moins dans l’innovation)

Laurence Onfroy : La question de l’innovation est souvent vue par le prisme de la technologie et du digital. Or, pour moi, l’innovation est partout. Les femmes ne doivent pas s’enfermer dans cette vision technologique, mais plutôt se montrer innovantes, disruptives dans leur projet d’entreprise et leur vision pour créer de la valeur. Innover par leur management, leur stratégie marketing, nouer des partenariats inattendus, créer des leviers commerciaux alternatifs, etc. C’est ça aussi être innovant dans son modèle entrepreneurial !

Au-delà de l’approche « homme-femme », la question de l’entrepreneuriat n’est-elle pas avant tout une question d’envie ?

Laurence Onfroy : Ce n’est pas une question d’envie. On est entrepreneur ou pas. Dans notre parcours, une succession de déclics vont nous permettre de nous révéler. Certains passeront ce cap directement après leurs études, d’autres auront besoin de développer leur vision et leur projet à travers une expérience salariale, ce qui a été mon cas par exemple.
L’entrepreneuriat est un processus continu : on apprend en permanence de sa propre expérience, de celle des autres ; on s’ouvre aux autres via son réseau.

Quels sont les obstacles les plus souvent évoqués par les femmes pour créer leur entreprise (accès à la formation, budget de départ, isolement, etc.) ?

Laurence Onfroy : Pour moi, il n’y a pas vraiment d’obstacles à l’entrepreneuriat féminin. C’est notre capacité d’entreprendre qui emporte tout ; ensuite on « déroule » notre projet par étape, en gardant notre vision. Les obstacles sont les mêmes que pour les hommes : trouver les bons partenaires, recruter les profils les plus performants et complémentaires de ses compétences. Tout l’art de l’entrepreneur, c’est justement d’être capable de recruter des profils plus brillants que soi.

Quelle est l’importance des réseaux d’accompagnement, financiers ou non, dans l’entrepreneuriat féminin ?

Laurence Onfroy : Cet accompagnement est primordial, parce qu’on apprend beaucoup des autres. Les réseaux sont des endroits de partage et on s’en nourrit. C’est un écosystème qui s’auto-alimente pour se développer.
A propos de la société Tempting Places : Tempting Places est la première collection de boutique hôtels d’exception à travers le monde. Les boutique-hôtels ont la spécificité de casser les codes et les standards de l’hôtellerie classique en plaçant l’expérience client au cœur de leur concept. Tempting Places aide hôteliers à réinventer la commercialisation et le marketing en capitalisant sur le digital et l’international.



* WBMI ( Women Business Mentoring Initiative) et BNP Paribas partagent une même ambition : accompagner la création d’entreprises par les femmes, participer ensemble à la promotion des femmes dans l’économie et dans la société et contribuer ainsi, dans leurs champs d’actions respectifs, à la création de valeur. WBMI et BNP Paribas ont signé un accord de partenariat le 22 septembre 2011.

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