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Entrepreneuriat féminin et innovation : parcours d’une serial entrepreneure

07/12/2015

Rencontre avec Anne-Cécile Worms, dirigeante et fondatrice d’Art2M (Art to Machine, société spécialisée dans la production et la diffusion d’œuvres d’art numérique), lors de la soirée « Transformation digitale », co-organisée par BNP Paribas et WBMI*, sur les thèmes de l’entrepreneuriat féminin et de l’innovation.

Quel type d’entrepreneure êtes-vous ?

Anne-Cécile WORMS : Je me suis engagée dans l’entrepreneuriat il y a longtemps, je suis une « serial entrepreneure ». Ce qui compte le plus à mes yeux, c’est d’avoir une vision et une indépendance. Ce qui pèse également dans la balance, c’est la volonté de réaliser ma vision : créer une entreprise a pour objectif de satisfaire un besoin qui ne l’était pas jusque-là. La qualité première d’un entrepreneur, est sa capacité à prendre des risques, à parier sur la pérennité de son entreprise.

Mon besoin en créant Art2M était de valoriser les artistes et les créateurs, que je trouvais sous-représentés. C’est ce « manque » qui m’a donné l’envie de me lancer dans l’entrepreneuriat

Pourquoi les femmes sont-elles sous-représentées dans le secteur de l’innovation ?

Anne-Cécile WORMS : Cet état de fait est choquant mais il n’est pas surprenant. Ce « process » discriminatoire démarre assez tôt. Dès l’école, on dirige plus facilement les garçons que les filles vers les métiers de l’ingénierie (métiers surreprésentés dans le monde de l’innovation).
Le milieu de l’art numérique est un monde plus masculin que féminin. J’ai rencontré assez peu de femmes entrepreneures dans des sociétés d’innovation.
Les femmes sont présentes, mais dans les fonctions support, comme la communication ou le marketing.
Une politique volontariste dès l’orientation scolaire aurait vocation à contrer cet état de fait afin de promouvoir les femmes dans l’entreprise.

D’après votre parcours d’entrepreneure, quels sont les facteurs clés de réussite ?

Anne-Cécile WORMS : Il y a trois facteurs de succès essentiels lorsqu’on crée une entreprise :

  • Choisir un bon comptable car il est très pénalisant pour un entrepreneur de ne pas savoir lire un bilan, faire des prévisionnels ou monter des dossiers en matière de financement,
  • se faire conseiller par un bon avocat qui comprend votre activité et avec lequel des relations durables et de confiance doivent s’engager.

Ces deux maillons sont essentiels au développement d’une entreprise :

  • Le troisième maillon, que j’ai découvert avec l’association WBMI* - Women Business Mentoring Initiative -, c’est le mentoring. Cet accompagnement est extrêmement précieux pour un entrepreneur. D’abord parce qu’il est gratuit et bénévole pendant un an. Ensuite, parce qu’il vous permet, par exemple, de savoir lire entre les lignes d’un pacte d’actionnaires.
    En ce qui me concerne, le partenariat avec WBMI s’est révélé très important en termes de stratégie (financière, levée de fonds, négociations avec des grands comptes).
    Le mentoring, c’est aussi la mise à disposition de réseaux, sans lesquels un entrepreneur ne peut pas développer son activité. En effet, le travail de représentation est au cœur du métier de chef d’entreprise : ces réseaux sont à la fois des futurs clients et/ou investisseurs, mais ils représentent également un temps essentiel pour parler de ses activités « out of the box ». Afin de garder une vision prospective, il faut se renouveler sans cesse. Ces réseaux vous y aident.

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui créent leur entreprise ?

Anne-Cécile WORMS : Le manque de confiance en soi est l’élément majeur. Lorsque les femmes se présentent, elles n’affichent généralement pas leurs galons. C’est une erreur. Dans les différentes conférences auxquelles je participe, les hommes mettent beaucoup plus en avant leur formation, leurs réalisations, les clubs ou les réseaux auxquels ils appartiennent, etc. En revanche, une femme qui a créé son entreprise ne dira jamais « je », mais plutôt « nous avons réalisé tels projets, atteint tels objectifs ».
Les femmes ont toujours tendance à valoriser les autres plutôt qu’elles-mêmes souvent à leur propre détriment. Alors qu’au contraire, en tant que chef d’entreprise, il est essentiel de dire « je » pour mettre en avant sa vision, sa stratégie de développement et de leadership.

A propos de la société Art2M : société spécialisée dans la production et la diffusion d’œuvres d’art numérique exclusives ou sur-mesure et de design innovant. Créée en 2009, elle s’appuie sur un réseau international d’artistes, designers et ingénieurs.

Dans les prochains numéros de la Newsletter Entreprises, retrouvez deux nouvelles interviews d’entrepreneures dans le secteur de l’innovation.

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