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Hausse de l’euro face au dollar : et après ?

03/09/2017

Depuis le printemps, l'euro ne cesse de s’apprécier par rapport au dollar, se rapprochant du seuil psychologique de 1,20 dollar. Comment expliquer cette hausse ? Est-ce le signe d’un retour en force de l’économie européenne ou un facteur de soucis futurs ? Éléments de réponse.

Conséquences d’une monnaie forte

2017 s’annonçait comme l’année du dollar fort. Or, l’effet Trump, qui avait électrisé les marchés, s’est essoufflé au fil des mois en réponse au contexte politique agité aux États-Unis, que ce soit sur la scène nationale ou internationale. Sans compter la conjoncture économique américaine, en demi-teinte, qui par le biais d’une Réserve fédérale prudente, accentue un peu plus la pression sur le dollar. Résultat, la perte de confiance des investisseurs favorise la monnaie unique européenne. Ainsi, face à la faiblesse du dollar mais aussi grâce au redressement économique de la zone euro, la devise européenne est à la hausse, une augmentation modérée mais rapide.

Le renforcement de l’euro face au billet vert, s’il continue à s’accentuer, pourrait faire deux principales victimes. « Un euro fort impacte négativement la dynamique inflationniste de la zone euro, précise William De Vijlder, directeur de la recherche économique de BNP Paribas. Par ailleurs, si l’appréciation de l’euro se poursuit, à terme, les exportations aussi en souffriront. Mais, aujourd’hui, le niveau de la devise européenne n’apparaît pas vraiment problématique. Notons qu’une monnaie dynamique est aussi le reflet d’une bonne santé économique, ce dont on ne peut que se féliciter. » Autre aspect positif : le coût des importations diminue, ce qui permet notamment d’alléger la facture énergétique pour l’essentiel basée sur le pétrole.




Le dilemme de la BCE

Néanmoins, le rebond de l'euro complexifie la donne pour la BCE (Banque centrale européenne). « La vigueur de l’euro risque de retarder l’atteinte des 2 % d’inflation, objectif de la BCE, signale William De Vijlder. Pourtant, la convergence vers ce taux est nécessaire afin de permettre à l’institution de Francfort de mettre en œuvre des ajustements graduels à sa politique monétaire. Car, depuis le printemps 2015, la BCE mène une politique monétaire agressive et non-conventionnelle en vue de soutenir la zone euro. Mais, cette stratégie a des limites. En revanche, la Fed, la banque centrale américaine, s’est déjà engagée sur le chemin du resserrement monétaire. L’anticipation que la BCE lui emboîte le pas en réduisant son programme de QE a fortement influencé le taux de change. Les communications de la BCE de cet automne, très attendues, seront donc particulièrement importantes pour le cours de l’euro. » Affaire à suivre donc.

En attendant, William De Vijlder rappelle que « bien qu’après la hausse récente, un glissement d’ici la fin de l’année soit possible sous l’effet de prises de bénéfices, l’ère d’un euro faible paraît derrière nous ». Une donnée à garder en tête pour piloter efficacement votre entreprise.





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