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Une conjoncture économique positive en zone euro au 4e trimestre 2016

08/11/2016

Indicateurs à la hausse, résilience des marchés, confiance des ménages maintenue en zone euro…Quels sont les facteurs qui expliquent ce mieux économique européen ? Eléments de réponse avec William de Vijlder, chef économiste BNP Paribas.

Une légère amélioration

L’économie européenne se porte mieux. C’est la conclusion qui se dégage de plusieurs statistiques récentes qui prennent le pouls des dirigeants d’entreprises. L’indice des directeurs d’achats pour le secteur manufacturier s’est redressé en zone euro, notamment en France et en Allemagne. Du côté du secteur des services, on reste à un niveau élevé.

Les perspectives d’exportations des entreprises allemandes ont fortement bondi. L’indice du sentiment économique de la Commission européenne a connu une forte hausse en octobre, dépassant largement les attentes des analystes. Là encore, le secteur manufacturier - sensible aux exportations - se distingue favorablement. Les services se portent bien tandis que l’on note une stabilisation dans le secteur du détail.

Du côté des ménages, une stabilisation du niveau de confiance est constatée à un niveau relativement élevé, mais avec des doutes quant aux perspectives d’emploi qui nuancent l’influence positive des attentes en matière de situation financière. Dans leur ensemble, ces éléments laissent croire à une légère accélération de la croissance au quatrième trimestre par rapport au troisième.

Des facteurs propres à la zone euro et des facteurs externes favorables à la reprise

Plusieurs facteurs expliquent cette évolution : des éléments propres à la zone euro (les effets retardés de la baisse de l’euro, une certaine impulsion budgétaire, le faible niveau des taux d’intérêt) mais également des facteurs externes.

Jusqu’ici, le Brexit n’a pas encore créé de vents contraires. Le Royaume-Uni a même créé la surprise avec une croissance de 0,5 % au troisième trimestre par rapport au deuxième, une performance qui, à la lumière de l’incertitude autour des négociations, ne pourra sans doute pas être maintenue.

Autre facteur favorable, la croissance en Chine au troisième trimestre (T3), en accélération par rapport au trimestre précédent ; un dynamisme qui devrait se poursuivre au quatrième trimestre. Il s’agit clairement d’un aspect qui joue en Allemagne bien que des facteurs domestiques (dont l’évolution des salaires) soutiennent également la demande.

Le sentiment s’est aussi nettement amélioré en Espagne et la formation d’un nouveau gouvernement a mis fin à une longue période d’incertitude. Hausse également en Italie, assez curieusement vue l’incertitude quant au référendum du 4 décembre sur la réforme constitutionnelle qui a pesé sur le marché obligataire. 

En revanche, le sentiment en France est resté inchangé (données de la Commission européenne). La croissance trimestrielle du PIB à T3 (0,2 %) est d’ailleurs restée en-dessous des attentes qui avaient tablé sur + 0,3 %.

Une croissance en Europe résiliente, des incertitudes qui persistent

Lorsque les statistiques s’améliorent, il y a toujours un risque de tomber dans un excès d’optimisme (l’inverse est vrai aussi). Pour 2017, des organismes comme le Fonds Monétaire International (FMI) ou l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de même que les banques centrales insistent sur la résilience mais également sur le risque à la baisse.

A ce propos, l’incertitude politique reste en haut de la liste des sujets de préoccupation, notamment vu la perspective de négociations difficiles entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Croissance résiliente donc mais avec des incertitudes. La décision de s’engager peut finalement s’apparenter à conduire sa voiture : on s’adapte en fonction des conditions ; la présence de risques va certes influencer le style de conduite sans toutefois justifier de se garer sur la bande d’arrêt.

William DE VIJLDER

William DE VIJLDER

Directeur de la Recherche économique
de BNP PARIBAS

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