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COP21 : après la prise de conscience et la conviction partagée…le temps de la coordination mondiale

02/12/2015

Tout au long de l’année, nous dépensons une énergie considérable à analyser le climat des affaires. La COP21 à Paris vient nous rappeler qu’il faut se concentrer davantage sur les facteurs qui influencent l’évolution du climat de notre planète.

La COP21, 21ème Conférence des Parties, est un nom quelque peu énigmatique pour une initiative dont il ne faut pas mésestimer l’importance : celle de limiter le changement climatique. Cette volonté d’agir sur le réchauffement climatique n’est pas récente, la première Conférence des Parties, s'étant tenue en 1995.

La couverture médiatique de la COP21 illustre bien l’importance accordée de nos jours à l’environnement. Et le fait, qu’après 20 ans d’existence, ses ambitions n’aient toujours pas été réalisées montre la complexité du sujet. Cette complexité s’articule autour de trois mots clefs : conscience, conviction et coordination.

Changement climatique : la prise de conscience

Il y eut un temps où les conséquences écologiques (les externalités) de nos modèles de production et de consommation n’étaient pas prises en compte. Production et consommation allaient de pair avec pollution, détérioration de l’environnement, problèmes de santé, mais le coût pour la société ne se reflétait pas dans les prix. Sur le plan énergétique, cela se traduisait par :

  • Une utilisation excessive de sources d’énergies polluantes,
  • un sous-investissement dans les énergies alternatives ou les mesures d’économies d’énergie.

Depuis lors, des progrès ont été réalisés, grâce à la prise de conscience grandissante de l’empreinte environnementale de nos activités. En revanche, il reste beaucoup à faire pour que les prix reflètent les coûts de production mais également celui des externalités. La conclusion est la même en matière de contrôle du réchauffement climatique dû aux gaz à effet de serre. En 2012, les émissions de ces gaz avaient ainsi été multipliées par deux par rapport à 1990.

Lutter contre le changement climatique : une conviction partagée

La « conviction » que certains modes de production ont des effets néfastes, à long terme, sur l’environnement et le réchauffement planétaire est maintenant largement partagée. Pour la plupart des scientifiques, ces phénomènes peuvent être attribués à l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Cette hausse est due aux activités humaines, notamment l’utilisation de combustibles fossiles et la déforestation. On serait tenté de féliciter les nombreux pays qui ont déjà, à l’approche de la COP21, publié leurs contributions, visant à limiter l’effet de serre. Cependant, ces engagements ne suffiront pas à limiter le réchauffement à 2%.

Trouver une solution au réchauffement climatique : une coordination nécessaire à l’échelle mondiale

La « coordination » dans la recherche d’une solution à l’échelle mondiale est indispensable. Le défi est de taille compte tenu du nombre de pays impliqués et surtout de la différence d’objectifs entre pays développés et émergents. Ces derniers ne veulent pas brider leur développement économique dans la mesure où une grande part du réchauffement climatique résulte du développement historique des pays développés. La complexité réside dans l’attentisme de tous les protagonistes : chacun attendant que l’autre dévoile son degré d’engagement afin de limiter sa propre contribution.

Confronté au défi du changement climatique, la seule solution possible est de faire preuve de « courage ». Courage de prendre des mesures qui limiteront le réchauffement à 2 degrés et courage de changer notre façon de produire et de consommer.

Pour les entreprises, cela s’inscrit dans une dynamique plus large : celle de l’investissement socialement responsable. Si, dans ce contexte, les actionnaires se font de plus en plus insistants, les entreprises, cotées ou non, peuvent faire de leur engagement pour l’environnement, un avantage pour se différencier de leurs concurrents.

William DE VIJLDER

William DE VIJLDER

Directeur de la Recherche économique
de BNP PARIBAS

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