Trouvez votre solution

1

Vous voulez... Financer votre activité, un investissement, un projet...

2

Dans quel but ? Acquérir un matériel ou un bien immobilier

3

Pour quel objectif ? Disposer d’une avance de vos effets de commencer en attente de paiement

recommencer
Trouvez votre solution
  1. 1

    Vous voulez... Financer votre activité, un investissement, un projet...

  2. 2

    Dans quel but ? Acquérir un matériel ou un bien immobilier

  3. 3

    Pour quel objectif ? Disposer d’une avance de vos effets de commencer en attente de paiement

recommencer
Contactez-nous
  • Des incertitudes au Royaume-Uni
  • Les concernes des banques
Contactez-nous
Article précédent Fraude au faux fournisseur : une victime témoigne !
Article suivant Optimisez la gestion de votre parc automobile avec la location moyenne durée

Le « Brexit » force-t-il la banque d’Angleterre à agir ?

05/09/2016

La perspective du « Brexit » et ses incertitudes tant sur le plan politique qu’économique ont renforcé les craintes d’un ralentissement économique, poussant la Banque d’Angleterre à réagir. Peut-on parler d’effet domino ?

Des incertitudes politiques et économiques au Royaume-Uni

Le référendum du 23 juin 2016 au Royaume-Uni est censé entrainer à plus ou moins long terme une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, sous une forme négociée dans les mois à venir, via l’activation de l’article 50 de la Constitution européenne.

Cette perspective a entraîné une remontée importante des incertitudes politiques et économiques, tant au Royaume-Uni que dans le reste de l’Europe. En particulier, les craintes d’un fort ralentissement économique britannique se sont renforcées. La livre sterling a été le premier actif financier à mettre en évidence ces craintes, avec une chute historique de la devise. Le GBP USD - la valeur d’une livre sterling exprimée en dollar, aussi appelé « Cable » par les cambistes (spécialiste des opérations de change) - a plongé de plus de 13 % en moins de deux semaines, atteignant son plus bas niveau depuis 31 ans.

"Un potentiel de baisse des taux de marché britanniques"
Brexit Royaume-Uni

La réaction de la Banque d’Angleterre (BoE) a été prompte. Elle a voulu apaiser les craintes en affirmant qu’elle était prête à alimenter le marché en liquidités. Les autres banques centrales se sont aussi montrées accommodantes. La perspective d’un ralentissement a renforcé les anticipations de baisse des taux et de relance d’un plan d’assouplissement quantitatif de la BoE.

Une baisse du taux directeur de 25pb ainsi qu’un programme d’achats de titres ont d’ores et déjà été mis en place. Cela s’est traduit par une détente importante des rendements obligataires britanniques ainsi que par un rebond du marché d’actions londonien. Le marché n’intègre aujourd’hui plus de baisse des taux supplémentaire de la BoE. Nos économistes pensent que celle-ci va se poursuivre. Il y a donc encore un potentiel de baisse des taux de marché britanniques. Ajouté à un programme d’injection de liquidité (assouplissement quantitatif), cela devrait se traduire par un affaiblissement tendanciel supplémentaire de la livre sterling.

Les autres principales banques centrales sont aussi concernées

Les perspectives économiques intégrant le scénario de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne font état d’un impact négatif sur la croissance dans plusieurs zones économiques, principalement en Europe. Nos économistes prévoient un impact négatif de - 0,1 % sur la croissance de la zone euro cette année, et de - 0,4 % en 2017. A cet égard, l’impact sur la croissance française devrait être légèrement en deçà de cette moyenne (- 0.05 % en 2016 et - 0.3 % en 2017).

La Banque centrale européenne (BCE) devrait donc se montrer très accommodante dans les mois à venir. Une prolongation du programme d’achat d’actifs au-delà de mars 2017 ainsi qu’une baisse des taux directeurs est désormais notre scénario central. Cela devrait maintenir le trend baissier sur les rendements des obligations d’Etat de la zone euro. Le point bas sur le rendement du Bund 10 ans atteint à la suite du « Brexit » (- 0.20 %) pourrait être de nouveau atteint d’ici à la fin du troisième trimestre. Cela dit, la courbe monétaire Euro intègre d’ores et déjà un scénario de baisse des taux BCE (- 15 bp d’ici un an).

La Réserve fédérale américaine (Fed) s’est récemment montrée moins inquiète des développements économiques récents et des risques potentiels pour la croissance américaine. Cela pourrait conduire la Fed à ajuster légèrement à la hausse ses taux directeurs.

Les taux américains ne se sont pas encore ajustés dans cette perspective. En tout état de cause, une remontée des taux aux Etats-Unis devrait permettre à l’euro de s’affaiblir légèrement face au dollar. La pression sur la BCE, du point de vue du taux de change, pourrait être allégée.

Quant à la Banque du Japon et à la politique fiscale japonaise, elles vont continuer à être très accommodante. Cependant, cela ne devrait pas affaiblir le yen. La livre sterling devrait rester la plus faible des devises majeures.​