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Absence d’accord au sein de l’OPEP. Quelles conséquences économiques et financières ?

06/05/2016

La réunion de Doha, qui s’est achevée dimanche 17 avril, a mis en évidence des désaccords persistants sur le niveau de production quotidienne du pétrole, certains pays refusant de le stabiliser ou de le réduire. En l’absence d’un frein sur l’offre, le déséquilibre avec la demande ne va pas se résorber avant de nombreux mois. Les prix du pétrole ne sont pas amenés à s’apprécier.

Baisse du prix du brut : réactions sur les marchés

La réaction immédiate sur les marchés financiers est assez logique. Sur les marchés de matières premières, le prix du brut a baissé d’environ 5% à l’ouverture des marchés suivant la réunion de Doha.

Sur le marché des changes, le dollar, devise de facturation du pétrole, s’est affaibli, tandis que les devises de pays fortement importateurs, comme le yen par exemple, se sont appréciées. Les marchés actions ont souffert, la baisse des prix du pétrole étant perçue comme un signe de ralentissement économique. 

Enfin, les taux d’intérêt se sont détendus, l’absence de rebond des prix des matières premières pesant sur les anticipations d’inflation. La réaction des marchés financiers est cependant restée assez limitée jusqu’à présent. Une partie des mouvements a même été d’ores et déjà corrigée. L’absence d’accord au sein de l’OPEP n’est pas réellement surprenante.

Baisse du prix du pétrole : conséquences sur l’économie réelle

Les conséquences économiques de ce constat de désaccord sont, bien entendu, difficiles à évaluer à l’horizon des tout prochains mois. Si, dans le passé, la baisse sensible du prix des matières premières était plutôt perçue comme un facteur de croissance dans les pays occidentaux, cela est nettement moins vrai aujourd’hui.

D’une part, les économies occidentales sont moins dépendantes du pétrole. La baisse des prix a donc un impact favorable moins important. D’autre part, si la baisse des prix peut s’apparenter à une hausse du pouvoir d’achat, celle-ci n’est plus dépensée en consommation ou investissement, mais une large proportion se traduit par un rebond de l’épargne.

En outre, les pays émergents producteurs de pétrole voient leur capacité d’achat diminuer, ce qui se traduit par une baisse de la demande adressée aux pays développés. Le risque est donc plus un frein à la croissance qu’un accélérateur.

Les économistes de BNP Paribas ont d’ores et déjà revu leurs prévisions de croissance et d’inflation à la baisse en début d’année, suite à la chute des prix du pétrole fin 2015. Il est peu vraisemblable que l’issue de la réunion de Doha entraîne une révision à la hausse des scénarios. Si la tendance sur les prix des matières premières ne change pas fondamentalement le contexte économique et financier, d’où peuvent venir des éléments encourageants ou inquiétants dans les semaines à venir ?




Impact des politiques monétaires sur la croissance

Les politiques monétaires restent assez largement accommodantes. L’absence de rebond de l’inflation donne même des marges de manœuvre supplémentaires à la Réserve Fédérale américaine. Cela devrait lui permettre de maintenir le statu quo sur ses taux directeurs, alors que le marché intègre toujours la probabilité d’une hausse supplémentaire d’ici à la fin de l’année.

Si la perspective d’une stabilité des taux dans la durée se renforce, alors un élément d’incertitude sera éliminé. Cela pourrait permettre aux marchés financiers d’être moins nerveux, et aux décisions économiques d’être moins difficiles à prendre. De ce point de vue, des signes encourageants au travers des enquêtes de conjoncture pourraient se dessiner d’ici à la fin du deuxième trimestre. En revanche, les signaux déflationnistes envoyés par la baisse des prix de certains actifs, s’ils persistent, pourraient renforcer les risques pesant sur la croissance.

Les banques centrales sont très vigilantes mais elles ne peuvent pas tout. En tout état de cause, les taux d’intérêt européens ne sont pas près de remonter dans les semaines à venir. L’environnement de taux négatifs jusqu’à des maturités voisines de cinq ans, est amené à durer.


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